Le dernier Grand Chelem de l’année n’a même pas commencé que la polémique enflamme déjà les réseaux. Le prix ? 363 dollars — soit plus de 310 euros — pour un simple « gronunds pass ». Oui, vous avez bien lu. Pas de siège garanti. Pas d’accès au Arthur Ashe Stadium. Juste le droit de mettre un pied dans l’enceinte de Flushing Meadows comme nous le reporte nos confrères de Puntodebreak.
Un ticket premium… pour une expérience basique
On ne parle pas ici d’un billet en loge VIP avec champagne et petits fours. On parle d’un pass d’accès général. Le fameux grounds pass vous ouvre les portes du site, vous permet de déambuler entre les courts annexes, d’apercevoir quelques entraînements et de suivre des matchs… mais certainement pas ceux qui comptent vraiment.
L’Arthur Ashe Stadium, là où Alcaraz, Djokovic et les plus grandes stars du circuit font vibrer 23 000 spectateurs ? Interdit d’accès avec ce billet. Pour ça, il faudra encore creuser le portefeuille.
Pourquoi un tel délire tarifaire ?
La réponse tient en deux mots : hype maximale. Les premiers jours du tournoi sont traditionnellement les plus demandés. C’est là que les têtes de série entrent en lice, que les fans espèrent voir leurs idoles de près sur les petits courts. L’effet « première journée » combiné à la magie new-yorkaise fait exploser la demande — et les prix suivent.
Et cette année, l’annonce officielle de la participation de Carlos Alcaraz — confirmée ce 20 août via Instagram aux côtés de Fabrizio Romano — n’a fait qu’alimenter la frénésie.
Le vrai problème : l’exclusion des passionnés
Au-delà du chiffre choc, c’est un débat de fond qui refait surface année après année. Quand on additionne le billet d’entrée, le vol transatlantique, l’hébergement à New York (on vous laisse imaginer les tarifs en plein Manhattan fin août) et la restauration sur place, assister au US Open devient un luxe réservé à une élite.
Le tennis en direct est-il en train de devenir inaccessible pour ceux qui le font vivre — les fans ?
Des milliers de passionnés à travers le monde devront, une fois de plus, se contenter des écrans. Pas par choix. Par exclusion économique.
Le mot de la fin
Le sport professionnel vit de ses spectateurs. Sans ambiance, sans ferveur, sans ces tribunes qui grondent à chaque point décisif, le spectacle perd son âme. À 310€ l’entrée debout, on ne vend plus du tennis — on vend du prestige. Et ça, c’est un problème.
L’US Open 2026 promet du grand spectacle sur le court. Reste à savoir combien pourront réellement en profiter. Rendez-vous à partir du 25 août pour le coup d’envoi du dernier Grand Chelem de la saison.




