En pleine crise, l’OM fait
l’unanimité quant à sa gestion problématique.
Un véritable fiasco. Tel peut-être le terme qualificatif le plus
adapté à la saison de l’OM. Une
défaite aux tirs au but lors du Trophée des champions après avoir
mené au score jusqu’à la 95e minute ; une élimination
rocambolesque de la Ligue des champions, scellée sur l’improbable
réalisation d’un gardien de but dans une autre rencontre ; une
énième désillusion en Coupe de France, au stade des quarts, alors
que le PSG n’était plus de la partie ; et une fin de championnat
cauchemardesque, possiblement sans ticket européen à la clef… n’en
jetez plus !
A cette succession de catastrophes s’ajoute instabilité
chronique marquée par les départs de Roberto De Zerbi, Pablo
Longoria et même Medhi Benatia. Avec l’issue que l’on sait quant au
directeur sportif, finalement retenu par l’actionnaire Frank
McCourt pour une ultime erreur de casting et l’arrivée sur le banc
d’un Habib Beye aujourd’hui en passe de perdre son groupe. Tant les
cadres de l’équipe semblent démobilisés et rincés tant physiquement
que mentalement.
Dans les colonnes de La Provence, Alain Giresse ce jour commente
le carnage. « L’OM est fragile au niveau de la direction, avec
les départs du président et de l’entraîneur. Ça vacille de tous les
côtés, juge celui qui a porté le maillot ciel et blanc deux
années durant, de 1986 à 1988. L’équipe a du mal à donner ce
qu’un tel club mérite et à répondre à ses attentes. Porter ce
maillot implique une énorme responsabilité vu la ferveur des
supporters et de la ville. Les joueurs doivent y faire face, ce
qu’ils n’arrivent pas à faire comme à Nantes. »
Bernard Tapie regretté
« Il faut de la stabilité, préconise l’ancienne légende
tricolore. C’est toujours compliqué pour l’entraîneur, vite sur la
sellette. On ne peut pas être un club de cette dimension sans bases
solides. » Et de faire référence à Bernard Tapie qu’il a
côtoyé à son arrivée à l’OM: « Bernard Tapie tenait le club,
savait imposer, déléguer. Joueurs, on voyait que c’était solide.
Même dans les moments difficiles, on avait la capacité à répondre
et à maintenir le cap. »
« Aujourd’hui, je me demande comment les joueurs raisonnent
par rapport au club, conclut Alain Giresse, manifestement
inquiet pour l’institution phocéenne. Je ne pense pas qu’ils
correspondent à ce qu’on attend d’eux. L’année prochaine, il faut
une direction forte, tous doivent prendre la mesure de ce qu’est
l’OM: un club mythique. Cela exige une forme de responsabilité de
tous, un engagement total. »




