Dans le monde du tennis, un simple appel peut tout changer. Lorsque Iga Swiatek a contacté Francis Roig pour rejoindre son équipe, l’entraîneur espagnol n’a pas hésité longtemps. Résultat : son nouveau projet avec Giovanni Mpetshi-Perricard s’est arrêté net, seulement quelques semaines après avoir commencé. Une rupture soudaine que le joueur français a très mal vécue.
Dans un entretien, Mpetshi-Perricard explique que la collaboration devait se poursuivre au moins jusqu’à la saison sur gazon. Après Miami, pourtant, Roig a décidé d’y mettre fin. Le Français souligne que tout se passait bien jusque-là et qu’une semaine de préparation en Espagne était même prévue. Mais la nouvelle lui est finalement parvenue par son agent, et non directement par l’entraîneur espagnol, ce qui a accentué sa déception : « Avec Francisco, l’idée était de continuer au moins jusqu’à la saison sur gazon, mais après Miami il a décidé de mettre fin à la relation. Pourtant, jusque-là, tout s’était très bien passé. Nous devions nous retrouver pour une semaine de préparation en Espagne. C’est mon agent qui m’a informé. Il ne me l’a pas dit directement « , explique le Français.
« Un monde dur et implacable » : le Français ne cache pas son amertume
Mpetshi-Perricard ne mâche pas ses mots pour décrire son ressenti. Il regrette qu’un projet naissant ait été abandonné aussi rapidement, alors qu’il faisait confiance au travail qui venait de commencer. » Je comptais sur sa parole, sur ce qu’il pouvait m’apporter. Tout jeter aussi vite, je trouve ça dommage. C’est un monde dur, implacable. Je n’avais jamais vu ça. C’était très surprenant et j’ai été déçu « , confie-t-il.
Le Français reconnaît toutefois avoir rapidement tourné la page, préférant tirer une leçon de cette expérience : « Mais cela va me servir pour me construire. Je préfère tirer quelque chose de positif plutôt que de négatif. Ça me rendra plus fort, même dans la vie « , ajoute-t-il, avec du recul.
Il laisse également entendre que la décision de Roig ne s’est probablement pas faite du jour au lendemain, notamment après la publication rapide d’images montrant l’entraîneur déjà aux côtés de Swiatek : « Nous venions juste de commencer, il n’y avait pas encore de grande d’affinité … Mais personnellement, je ne pense pas que ce projet avec la Polonaise se soit fait en 24 heures « , glisse-t-il.
Malgré l’amertume, Mpetshi-Perricard veut avancer. Dans un circuit qu’il décrit comme exigeant et imprévisible, le Français transforme cette séparation inattendue en expérience formatrice, bien décidé à continuer sa progression sans se laisser freiner par cet épisode.




