Novak Djokovic s’attendait probablement à une soirée tranquille pour débuter son Roland-Garros 2026. À la place, le Serbe a dû survivre à une véritable bataille sous les projecteurs de la Philippe-Chatrier. Face à lui, le Français Giovanni Mpetshi Perricard n’avait rien à perdre. Et pendant plus d’un set, il a fait trembler tout Paris… et peut-être même Djokovic lui-même.
Le résultat final — 5-7, 7-5, 6-1, 6-4 — ne raconte pas totalement le chaos vécu sur le court central.
Car pendant un long moment, le scénario d’un immense exploit français a réellement pris forme.
La Philippe-Chatrier a cru à l’exploit monumental
Dès les premiers jeux, Mpetshi Perricard a imposé son plan : bombardement au service et agressivité maximale. Quand sa première balle passait, le Serbe semblait presque impuissant. Le Français servait des missiles, écourtait les échanges et faisait rugir une Philippe-Chatrier totalement acquise à sa cause.
Et à 5-5 dans le premier set, le stade a explosé. Sur une énorme accélération en coup droit long de ligne, le jeune Français breakait enfin Djokovic avant de conclure la manche 7-5 dans une ambiance électrique.
Pendant quelques minutes, les alarmes se sont allumées autour du Serbe. Car malgré ses 24 titres du Grand Chelem, malgré ses trois Roland-Garros, Djokovic donnait l’impression d’être pris dans une tempête impossible à contrôler.
Le vieux lion a ensuite sorti les crocs
Mais c’est précisément dans ce genre de moment que Djokovic reste Djokovic. À 39 ans, le Serbe n’a plus la domination physique de ses plus grandes années, mais il possède encore cette capacité terrifiante à survivre quand tout commence à basculer.
Petit à petit, il a commencé à mieux lire le service du Français. Les retours sont devenus plus profonds. Les échanges plus longs. Et la pression a changé de camp.
Le tournant arrive dans le deuxième set.
Djokovic pousse, insiste, multiplie les occasions de break… jusqu’à faire craquer Mpetshi Perricard au pire moment possible. À 6-5, juste avant un tie-break qui aurait pu devenir explosif, le Serbe frappe fort et égalise à une manche partout. À cet instant précis, le match venait probablement de changer définitivement.
Le corps de Perricard a lâché… Djokovic a senti le sang
L’intensité imposée par le Français a fini par lui coûter très cher. Son épaule, mise sous pression pendant plus de deux sets à force de servir à pleine puissance, a commencé à montrer des signes inquiétants. Et Djokovic n’a laissé passer aucune opportunité. Le troisième set a tourné à la démonstration : 6-1.
Même si le Français a tenté de résister dans la quatrième manche, la machine serbe avait définitivement pris le contrôle.
Djokovic s’impose finalement en quatre sets et évite un désastre monumental dès le premier tour.
Le chemin vers le 25e Grand Chelem s’annonce brutal
Cette victoire laisse pourtant beaucoup de questions. Le forfait de Carlos Alcaraz avait ouvert une immense opportunité pour Djokovic dans la quête de son 25e Grand Chelem. Mais ce premier match rappelle une réalité : rien ne sera simple à Paris.
Le Serbe manque encore de rythme après une préparation presque inexistante sur terre battue. Et même si Jannik Sinner reste aujourd’hui le principal favori, Djokovic a montré une nouvelle fois pourquoi il reste l’un des joueurs les plus dangereux de l’histoire.
Il n’a pas écrasé son premier tour. Il a souffert. Mais parfois, dans un Grand Chelem, survivre vaut presque autant qu’impressionner.




