Que souffre réellement Jannik Sinner et quand fera-t-il son retour ? Ces questions continuent de tarauder les supporters italiens et les passionnés de tennis, sans qu’aucune réponse officielle ne vienne véritablement éclairer la situation du numéro un mondial.
Les seules informations communiquées par le joueur du Haut-Adige interviennent à l’occasion de ses forfaits pour les tournois auxquels il était initialement inscrit. Le dernier en date concerne l’ATP 500 de Pékin.
La date de son retour sur le circuit reste donc inconnue. Même une légende du tennis italien comme Corrado Barazzutti peine à comprendre la communication particulièrement limitée de l’équipe de Sinner. Interrogé par Tuttosport, l’ancien septième joueur mondial a fait part de son inquiétude concernant l’état de santé du champion italien, tout en livrant sa réflexion sur la programmation du quintuple vainqueur en Grand Chelem et sur le calendrier de l’ATP Tour.
Sinner toujours absent
L’ancien joueur italien reconnaît ne pas avoir un bon pressentiment au sujet de la blessure de Jannik Sinner : « Disons que je suis inquiet, oui, même si je ne dispose pas de beaucoup d’informations. On parle d’une inflammation tendineuse extra-articulaire. Le problème, c’est que nous ne l’avons pas vu sur un court depuis presque trois mois et, lorsqu’un joueur de son niveau est absent aussi longtemps, il est normal que des doutes apparaissent. »
Le silence entretenu par l’équipe du joueur italien de 25 ans interpelle également Corrado Barazzutti : « Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il est impossible de publier un rapport médical pour dire simplement : voici le problème, il reprendra dans trois mois, dans quatre mois. Je comprends que la vie privée soit une priorité, mais puisqu’il s’agit du numéro un mondial, une déclaration un peu plus claire permettrait au moins à chacun de mieux comprendre la situation. Sinon, cela ne fait qu’alimenter les spéculations, comme vous l’avez dit. »
L’ancien joueur italien se montre par ailleurs très critique envers le calendrier, qu’il juge dense et étouffant : « Je ne parlerais pas tant du nombre de matchs que du fait que le calendrier se resserre à un certain moment de la saison. Pour des raisons financières, les neuf Masters 1000 se disputent désormais sur deux semaines au lieu d’une, ce qui a encore allongé et saturé le calendrier. Il suffit de regarder l’enchaînement Monte-Carlo-Madrid-Rome-Paris : à l’exception de Monaco, les autres tournois durent deux semaines. Ils ont voulu “imiter” les tournois du Grand Chelem, et voilà les conséquences. Ceux qui vont au bout de ces blocs n’ont pas le temps de se reposer, de s’entraîner ni de récupérer. Et cela peut provoquer des blessures. »














