Le résultat reste anecdotique, mais pas la performance de Tyrese Haliburton. De retour après avoir manqué la précédente rencontre de présaison à cause d’une blessure à la cheville, le meneur des Pacers retrouvait la salle où sa carrière a brutalement basculé en juin 2025.
« Je pensais ressentir peut-être un peu plus d’émotion en revenant ici », a confié Haliburton à The Oklahoman. « Je ne savais pas si j’allais éprouver de la tristesse, de la peur ou autre chose. Mais dès l’entre-deux, tout m’a paru normal. Le shootaround aussi. Finalement, cela a été beaucoup moins difficile que je ne l’imaginais. »
Lors du Game 7 des Finals, Tyrese Haliburton avait réussi trois paniers à 3-points en sept minutes avant de se rompre le tendon d’Achille. Il avait ensuite refusé d’accompagner son équipe à Oklahoma City lors du déplacement de janvier. Cette rencontre de présaison marquait donc son véritable retour au Paycom Center, et il n’a pas tardé à retrouver ses sensations.
En seulement 18 minutes, toutes disputées en première mi-temps, Tyrese Haliburton a inscrit 24 points à 9/14 au tir, dont 4/6 derrière l’arc. Son adresse et sa maîtrise ont permis aux Pacers, privés d’Andrew Nembhard, Aaron Nesmith, T.J. McConnell et Jarace Walker, de prendre les commandes avant la pause (61-59).
Rick Carlisle a ensuite laissé l’ensemble de ses titulaires sur le banc après la mi-temps, et le Thunder en a profité pour revenir dans la partie, puis arracher la victoire en prolongation (114-112).
Une connexion prometteuse avec Ivica Zubac
Cette rencontre a également permis d’observer les progrès de l’association entre Tyrese Haliburton et Ivica Zubac. Le pivot croate a signé 13 points, 13 rebonds et 5 passes décisives, ses meilleurs chiffres de la présaison. Très présent au rebond, Zubac a offert plusieurs possessions supplémentaires aux Pacers. La puissance de ses écrans a également libéré Haliburton à plusieurs reprises. Une complémentarité beaucoup plus naturelle que lors du premier match de présaison face aux Wolves.
Moins mobile et moins menaçant à longue distance que Myles Turner, Ivica Zubac apporte en revanche davantage de puissance et de présence dans la raquette. Une nouvelle dimension que les Pacers souhaitent exploiter cette saison, et Haliburton peut déjà se projeter vers la suite.
« J’étais très heureux de retrouver le terrain et j’ai simplement essayé de jouer de la bonne manière », a poursuivi Haliburton. « Cela fait vraiment du bien. J’ai énormément travaillé. Ces seize mois ont été longs, alors c’est forcément agréable de récolter les fruits de ce travail. J’espère maintenant continuer à progresser. »














