La communication de Bruno Genesio
après la défaite concédée face au PSG passe mal chez
certains…
Les matches se suivent et se ressemblent
pour l’Olympique de Marseille depuis un mois. Opposé au PSG sur sa
pelouse du Vélodrome, l’OM a en effet concédé sa cinquième défaite
de rang. Et comme lors de son déplacement à Rennes le week-end
dernier, les Ciel et Blanc n’ont pas démérité mais ont finalement
craqué en fin de match pour finalement s’incliner 2-1 et pointer à
la 17e place du classement.
Une situation forcément difficile à vivre
pour Bruno Genesio, l’entraîneur olympien. « Ce n’est pas
une défaite honorable qui va me satisfaire. On perd souvent sur les
mêmes erreurs. C’est frustrant », a-t-il ainsi confié,
n’entendant pas pour autant se défausser sur ses joueurs, même s’il
regrette « un manque de concentration, de maturité
aussi ».
« C’est insuffisant, j’assume ma part
de responsabilité, comme d’autres devront l’assumer
aussi », a-t-il également ajouté avant d’indiquer devoir
s’entretenir avec ses dirigeant pour envisager l’avenir. Des propos
qui n’ont absolument pas convaincu Daniel Riolo, qui y voit plutôt
un calcul pour esquiver la pression médiatique et reporter la faute
sur son effectif.
« Sa communication est très
mauvaise »
« Sa communication est très
mauvaise », a tranché Riolo sans détour.
« Il cherche
à échapper à ses responsabilités, il est fuyant et ce qu’il fait
n’est pas bien. Ce qu’il veut nous faire avaler en fait, c’est que
l’OM n’est pas bon, que c’est une mauvaise équipe. » Pour
l’analyste de RMC, en sous-entendant que d’autres doivent assumer
leurs torts tout en déplorant le niveau technique de ses hommes,
Genesio envoie un signal catastrophique à son propre vestiaire.
Plongé à une bien triste 17e place du
championnat avant la trêve internationale, l’OM ne compte que trois
petits points engrangés lors de la première journée contre
Strasbourg. Une situation comptable alarmante qui rend la posture
du coach encore plus difficile à tenir aux yeux de Riolo, qui a
utilisé une référence politique marquante pour illustrer son propos
: « Un
entraîneur, à partir du moment où il pense ça et qu’il essaie de
dire que les autres doivent assumer les responsabilités, ça me
rappelle la phrase de Jean-Pierre Chevènement: ‘un ministre, ça
démissionne ou ça ferme sa gueule’ ».
Pour Daniel Riolo, pointer publiquement du
doigt les carences individuelles ne fait que fragiliser un groupe
déjà en manque de confiance : « Je ne vois pas l’intérêt que ça a,
chaque semaine, de tenir ce discours. Il enfonce ses joueurs sans
arrêt en disant que ce sont ‘des pompes à vélo’. C’est ce qu’on
comprend. »
Alors que trois semaines de trêve
s’ouvrent, la pression s’annonce maximale autour du club olympien.
Entre crise de résultats et rupture de communication, Bruno Genesio
va devoir mettre à profit cette pause pour remobiliser ses troupes
et trouver des solutions.




