Victor Wembanyama n’est pas le meilleur rebondeur des Spurs durant cette présaison. Le rookie Tarris Reed Jr. a volé ce titre au Français le temps de quelques matchs.
Avec 9,5 prises par rencontre en 18 minutes de jeu, le joueur drafté en 26e position est même le deuxième joueur le plus prolifique en la matière de toute la ligue dans ces matchs de préparation, derrière Alperen Sengun, mais celui-ci n’a disputé qu’une rencontre (10 rebonds).
Cette moyenne doit notamment beaucoup à une grosse performance à 17 prises, complétée par 4 points (1/6 aux tirs) et 4 interceptions, lors du déplacement de lundi dans l’Utah. Un match dont il est pourtant ressorti insatisfait.
« Sans vouloir chipoter, si j’étais à UConn, coach (Dan Hurley) serait en train de me passer un savon parce que j’avais pris 10 rebonds en première mi-temps. J’ai un peu levé le pied au début de la deuxième. J’aurais facilement pu finir avec 20 ou 25 rebonds, donc je dois faire mieux », estime le joueur de 23 ans.
Lors de sa dernière année universitaire à UConn, le pivot, qui avait passé ses deux premières saisons à Michigan, tournait à 9 rebonds de moyenne, avec un peu moins de 15 points. « Les rebonds font partie de ces domaines où rien ne vous est donné gratuitement. Donc, si vous en prenez 17, c’est que vous vous donnez du mal », remarque un Mitch Johnson sous le charme des efforts de sa recrue.
Le rebond comme obsession
« Que ce soit grâce à son instinct, à son anticipation ou à sa capacité à comprendre les angles et la trajectoire du ballon, on voit les meilleurs rebondeurs trouver un moyen de mettre les mains sur le ballon, qu’ils se soient trouvés dans cette zone ou non au moment du tir. Il a cette qualité », détaille le coach texan, pour qui il n’est pas si commun de voir un jeune chercher le contact ou s’épanouir dans les duels physiques.
Tarris Reed Jr. met de son côté en avant son jeu d’appuis et son bon timing pour expliquer son sens du rebond. Son ancien entraîneur adjoint à UConn, Kimani Young, l’a beaucoup poussé à cultiver cet art. Et « à être un monstre, une force, à multiplier les efforts. Avoir cet état d’esprit fait donc partie intégrante de mon jeu. »
Cette mentalité plaît beaucoup en interne. Julian Champagnie, qui se dit impressionné par son coéquipier, est par exemple persuadé qu’un avenir brillant dans la Grande Ligue l’attend. Mitch Johnson apprécie aussi la maturité du joueur, qui contraste avec celle d’autres éléments draftés plus jeunes.
« Reed est un peu plus âgé, donc c’est agréable. Il a évidemment déjà bien roulé sa bosse dans le basket universitaire, ce qui change un peu les choses. Il a été soumis à des entraînements très exigeants à UConn. C’est un plaisir de l’avoir avec nous au camp. C’est un grand gaillard. Il a naturellement des qualités qui en font un bon renfort pour ce que nous recherchons », conclut Mitch Johnson.














