Les Warriors ont connu une intersaison relativement calme, mais un dossier a largement alimenté les discussions autour de la franchise : celui de LeBron James. Golden State avait exploré la possibilité de faire venir le quadruple MVP, avant que le King ne choisisse finalement les Sixers pour poursuivre sa carrière.
Malgré sa proximité avec Stephen Curry et Draymond Green, LeBron James n’a donc jamais rejoint San Francisco. Une issue qui n’a pas vraiment surpris Steve Kerr, qui avait pourtant eu l’occasion de diriger l’ancien Laker avec Team USA lors des Jeux olympiques de Paris.
« Je ne pense pas que ce soit une grande nouvelle et je ne pense pas me prendre une amende si je dis que je n’ai jamais eu l’impression qu’il allait venir ici », explique l’entraîneur de Golden State dans le « Tom Tolbert Show ». « Pour moi, c’était davantage de la spéculation. Je pense que nous aurions eu un meilleur ressenti si quelque chose avait réellement été en train de se passer. »
Steve Kerr n’est d’ailleurs pas le premier membre des Warriors à revenir sur cette possibilité. Fin juillet, Draymond Green expliquait que le lourd passif entre LeBron James et Golden State avait forcément pesé.
Le poids d’une décennie de rivalité
Entre 2015 et 2018, les Warriors et les Cavaliers de LeBron James s’étaient ainsi retrouvés quatre années consécutives en Finals, donnant naissance à l’une des rivalités majeures de la dernière décennie.
Un passé qui reste visiblement très présent dans l’esprit d’une partie des supporters de Golden State.
« C’est vraiment intéressant d’écouter les fans ici, dans la Baie », poursuit Steve Kerr. « Des gens viennent vers moi et me disent : ‘Je suis content qu’on n’ait pas eu LeBron.’ Je leur demande : ‘Vous êtes sérieux ?’ Et ils me répondent : ‘Oui, il ne doit pas être dans notre équipe, c’est un rival.’ »
Une réaction que Steve Kerr dit parfaitement comprendre, même si elle peut sembler paradoxale lorsqu’il s’agit d’un joueur du calibre de LeBron James.
« Je comprends ça en tant que fan de sport. Ce serait un peu comme si Magic et Larry avaient joué dans la même équipe. À cause du lien émotionnel qu’ils ont avec leur équipe et avec les rivalités, c’était une idée étrange pour eux. C’est la réaction que j’ai pu constater chez beaucoup de personnes. »
Une fois la piste LeBron James refermée, les Warriors ont poursuivi leur intersaison avec des mouvements beaucoup plus modestes. Golden State a notamment recruté Brandon Williams au salaire minimum, avant d’ajouter Georges Niang, signé pour un an et 3,9 millions de dollars.




