La presse sénégalaise accuse le
coup après l’élimination des Lions de la Teranga face à la Belgique
(3-2 ap) en 16e de finale de la Coupe du monde.
Dakar s’est réveillée avec la gueule de bois, jeudi.
L’élimination des Lions de la Téranga en huitièmes de finale de la
Coupe du monde 2026 face à la Belgique a plongé le pays dans une
profonde tristesse. Mais la presse quotidienne sénégalaise ne mâche
pas ses mots: entre larmes, regrets et colère, les Unes oscillent
entre le deuil national et le procès des choix de Pape Thiaw.
Pour le quotidien sportif Stades, le coup de sifflet
final résonne comme un couperet générationnel. Affichant en
couverture la détresse de Sadio Mané, assis sur la pelouse les yeux
dans le vide, le journal titre sobrement : « Fin de bal tragique ».
« Face à une Belgique d’un réalisme glacial, nos Lions ont
manqué de crocs, observe le journal sénégalais. Cette élimination
sonne le glas d’une époque. Le Champion d’Afrique 2022 est tombé,
les armes rouillées. »
Même son de cloche du côté de Record, qui pointe du
doigt le manque d’animation offensive et l’incapacité à bousculer
le bloc des Diables Rouges. Le journal estime que le Sénégal est «
resté au milieu du gué », trop timoré pour un rendez-vous d’une
telle envergure mondiale.
Pape Thiaw pointé du doigt
Comme souvent après un échec majeur, les choix du sélectionneur
national cristallisent toutes les frustrations. Le quotidien
généraliste L’Observateur consacre un grand dossier à ce
qu’il qualifie de « Faillite tactique ». En pages
intérieures, le journal décortique les changements tardifs et le
manque d’audace du staff. « Pape Thiaw a trop calculé, et le
football punit les frileux. Le système en place a montré ses
limites face à la rigueur tactique européenne. »
Pour Le Quotidien, le titre est encore plus incisif
:« Les Lions sans boussole ». Le journal pose ouvertement
la question de l’avenir du sélectionneur, estimant qu’un «
cycle s’achève dans les larmes et qu’il est grand temps d’insuffler
un sang neuf à la tête de la tanière ».
La polémique Chibi : L’insulte qui ne passe
pas
La presse sénégalaise ne pouvait pas passer à côté de
l’événement extra-sportif qui enflamme la toile : la story
Instagram provocatrice de l’international marocain Mohamed Chibi.
Le journal Vox Populi y consacre un encadré vengeur
intitulé « Le tacle assassin d’un Lion de l’Atlas ». Le
journal fustige un manque d’élégance notoire :
« Au moment où l’Afrique devrait s’unir, la provocation de Chibi
(« Va là-bas et pleure ») est d’une petitesse
affligeante. C’est un manque de respect caractérisé envers le
peuple sénégalais. » Walf Quotidien abonde dans ce sens,
dénonçant un « complexe de supériorité mal placé » et
prédisant des retrouvailles électriques lors de la prochaine Coupe
d’Afrique.




