La rechute a été violente. Trois jours après avoir redressé la
tête en renversant l’Olympique Lyonnais sur la pelouse du Vélodrome
(3-2), se relançant ainsi dans la course au podium, l’Olympique de
Marseille en a été quitte pour une nouvelle désillusion en Coupe de
France.
Alors qu’ils avaient fait de l’épreuve l’un de leurs principaux
objectifs de cette fin de saison, les Marseillais ont été sortis
par Toulouse en quarts de finale. Une élimination concédée aux tirs
au bus (2-2, 4 tab à 3) après avoir pourtant ouvert le score dès la
deuxième minute et mené deux fois au score.
Mais à chaque fois, l’OM a été incapable de conserver son
avantage. Et pour Samir Nasir, le problème est avant tout mental.
« Quand on analyse les matchs, on voit que, même si les joueurs
ont une avance au score, s’ils prennent un but, le château de
cartes s’effondre. Mentalement, il y a un problème dans cette
équipe », a-t-il ainsi confié sur le plateau de Canal+
Foot.
« Si l’OM joue Carquefou, moi j’ai peur »
Et désormais, l’OM n’a plus qu’un objectif pour cette fin de
saison: terminer sur le podium de la Ligue 1 ou a minima
4e afin de pouvoir disputer la Ligue des champions la
saison prochaine. Les Olympiens sont pour l’heure 4e du
classement avec deux longueurs de retard sur l’OL et trois points
d’avance sur Rennes et Lilles. Le natif de Marseille ne cache pas
son inquiétude.
« Marseille, c’est un club qui est capable de relancer
n’importe qui. J’ai peur des quatre matches à venir ( Toulouse le 7
mars, Auxerre le 15, Lille le 22 et Monaco le 5 avril, ndlr). Donc
forcément, j’ai peur de n’importe quel adversaire », a-t-il
lancé, ajoutant : « Franchement, demain si l’OM joue Carquefou
(équipe de Régional 2), moi j’ai peur. C’est la vérité. »
Carquefou rappelle de mauvais souvenirs à l’OM et à Samir Nasri.
En 2008, le club de Loire-Atlantique, qui évoluait alors en CFA2,
avait en effet sorti les Phocéens en huitièmes de finale (1-0).




