La tension monte entre Aryna Sabalenka et les organisateurs du Dubaï Tennis Championships. Le directeur du tournoi, Salah Tahlak, n’a pas caché son mécontentement après les nombreux forfaits, visant notamment Sabalenka et Iga Świątek. Il a jugé ces retraits « surprenants » et leurs explications « un peu étranges », rappelant que Świątek évoquait un manque de préparation mentale tandis que Sabalenka parlait de légères blessures. Il est même allé plus loin en réclamant des sanctions plus sévères : selon lui, les joueuses devraient non seulement être sanctionnées financièrement, mais aussi perdre des points au classement en cas de forfait tardif.
Les deux stars avaient annoncé leur retrait à la veille du tirage au sort, dans un contexte où pas moins de 16 joueuses ont quitté le tableau principal, laissant les organisateurs visiblement frustrés.
“Des propos ridicules” : Sabalenka contre-attaque
Face aux critiques, Sabalenka n’a pas mâché ses mots. Interrogée en marge du Miami Open, elle a vivement répondu aux appels de Tahlak à infliger des sanctions plus sévères, allant jusqu’à proposer des retraits de points au classement : « Je pense que c’est ridicule. Je ne pense pas qu’il se soit montré sous son meilleur jour. Pour moi, c’est triste de voir que les directeurs de tournoi et les tournois ne nous protègent pas en tant que joueuses. Ils ne pensent qu’à leurs intérêts, à leur tournoi, et c’est tout. «
Visiblement touchée par ces déclarations, Sabalenka est même allée plus loin : » Son commentaire était ridicule. Je ne suis pas sûre de vouloir y retourner et y jouer après ça. Pour moi, c’est trop. «
Un calendrier pointé du doigt
Au-delà de la polémique, cette affaire remet en lumière un problème récurrent dans le tennis professionnel : un calendrier jugé trop exigeant. Sabalenka, comme de nombreuses joueuses, alerte depuis plusieurs mois sur les risques de surcharge physique et mentale : « Cette saison, nous avons décidé de donner la priorité à ma santé et de créer des moments de pause pour récupérer et mieux préparer les grands tournois. Le calendrier devient fou. C’est pour cela que vous voyez autant de joueuses blessées, souvent avec des bandages, et incapables de produire leur meilleur tennis. C’est presque impossible. «
Un débat qui dépasse Dubaï
Cette controverse dépasse largement le cadre d’un seul tournoi. Elle relance le débat sur l’équilibre entre les exigences économiques des circuits et la santé des joueurs. Entre pression des organisateurs et nécessité de préserver leur corps, les athlètes se retrouvent souvent au cœur d’un dilemme.
Avec sa prise de parole forte, Sabalenka envoie un message clair : la performance passe aussi par la gestion du calendrier. Un sujet qui pourrait bien continuer à faire parler dans les mois à venir.




