Alors que la logique serait de dire que Ben Shelton a réalisé un gros coup en intégrant dans son équipe Juan Carlos Ferrero, libre depuis sé séparation surprise en décembre dernier, l’ancien formateur des soeurs Williams, Rick Macci, pense que l’actuel 4e mondial aurait dû recruter un autre type de profil aux côtés de son père et coach, Bryan Shelton, pour corriger son principal point faible.
« Le recrutement de Ferrero par Shelton ne changera probablement pas grand‐chose. D’un point de vue biomécanique, Ben est complètement déconnecté du sol lors de son revers et doit générer trop tôt la vitesse de la tête de raquette à partir de ses bras. Reprogrammer un coup de fond de court est une tout autre affaire que le service, en raison de la composante gestuelle et de la mémoire musculaire profondément ancrées depuis ses débuts en tant qu’enfant. Par conséquent, son revers au fond de court et son retour de service constituent un défaut infime mais crucial. Peut‐être qu’un biomécanicien adoptant une toute nouvelle approche scientifique pourrait remettre les pièces en place, en faisant en sorte que ce soit le corps qui pousse la raquette, et non l’inverse. Son revers fonctionne parce que, si l’on répète 100 millions de fois n’importe quel mouvement, on s’améliore, même si ce n’est peut‐être pas de manière optimale. Mais il dispose de suffisamment d’autres atouts dans sa boîte à outils pour rester dangereux ; cependant, comme son revers manque de cohésion, il disputera de nombreux matchs serrés qu’il devrait remporter plus facilement. »
Reste à savoir si l’ancien numéro 1 mondial et vainqueur de Roland‐Garros 2003 parviendra à faire mentir le célèbre coach américain en emmenant Ben Shelton au sommet.













