Alex Eala s’apprête à disputer le tournoi de Cincinnati après avoir connu la période la plus faste de sa jeune carrière.
À 21 ans, la joueuse philippine a récemment remporté son premier titre WTA à Washington, en battant Jessica Pegula en finale après avoir notamment dominé Qinwen Zheng, Elina Svitolina et Naomi Osaka. Elle a ensuite confirmé sur les courts de l’Open du Canada, où elle a remporté deux nouveaux matches avant de voir Belinda Bencic mettre fin à son parcours en huitièmes de finale.
Ces résultats ont permis à Eala d’intégrer le top 20 mondial et renforcé la conviction qu’elle pourrait devenir l’une des figures majeures du tennis féminin. Malgré ses récents succès, un aspect de son jeu continue toutefois d’alimenter les discussions parmi les entraîneurs et les analystes.
Il s’agit de son service.
Rick Macci estime que le service d’Eala nécessite une reconstruction à long terme
Ancien entraîneur de Serena Williams, Rick Macci s’est exprimé à plusieurs reprises sur le sujet ces derniers mois. Il a récemment laissé entendre que les difficultés de la joueuse remontaient à ses années juniors.
Dans un message publié sur X, Macci a expliqué pourquoi il estime que modifier le geste de service d’Eala ne pourrait pas se faire rapidement.
« Almost impossible to change Eala serve till the off-season.
This is heavy-duty, in-depth reconstructive surgery, all science-based, with a biomechanist.
Any tip, suggestion, tweak or change is a band-aid. »
Macci a souligné qu’il apprécie de nombreux aspects du jeu d’Eala et décrit son geste comme fluide et naturel. Il estime toutefois qu’un problème technique s’est installé lorsqu’elle était plus jeune.
« She is smooth, relaxed and flowing but was taught incorrectly as a junior when growing.
Number one culprit on the WTA Tour: the leg drive does not initiate racket entry at the proper time.
If you do millions of anything it will get better but the timing will never be like [Roger] Federer. »
Ces commentaires sont particulièrement intéressants, car le service d’Eala est devenu l’un des coups les plus observés du tennis féminin cette saison.
Eala continue de prouver qu’elle peut gagner malgré les interrogations sur son service
Cette saison, le service de la jeune joueuse philippine Alexandra « Alex » Eala a figuré parmi les principaux sujets de discussion et fait l’objet de nombreuses critiques de la part d’experts et d’analystes du tennis à travers le monde. Malgré une percée historique à Wimbledon, son coup droit est souvent présenté comme le principal point faible de son jeu.
Au-delà de l’analyse de Rick Macci, de nombreux experts, analystes et adversaires se sont penchés sur son service.
Ancienne numéro 1 mondiale en double et analyste reconnue, Rennae Stubbs a livré l’une des évaluations les plus sévères. Selon elle, Eala ne remportera pas de tournoi du Grand Chelem à moins d’améliorer significativement sa mise en jeu. Stubbs a notamment souligné que la vitesse de son service était trop faible pour atteindre les sommets du tennis féminin et que cet aspect la freinait, malgré une excellente mobilité et un jeu de fond de court de grande qualité.
Au cours de la saison, des spécialistes du tennis et de la biomécanique ont analysé sa technique en détail, mettant en évidence certaines lacunes. La vitesse de ses services a particulièrement retenu l’attention. À Wimbledon, des analystes ont indiqué que sa première balle tournait en moyenne autour de 86 mph (138 km/h), tandis que sa seconde balle atteignait environ 75 mph (120 km/h), des chiffres jugés particulièrement faibles pour une joueuse de niveau mondial.
Après la victoire surprise d’Eala contre Iga Swiatek à Wimbledon, la Polonaise a révélé un détail intéressant concernant cette rencontre. Swiatek a reconnu qu’il lui avait été plus difficile de retourner les services très lents d’Eala que les mises en jeu plus puissantes auxquelles elle est habituée sur le circuit WTA. Selon elle, la balle arrivait à une vitesse si réduite qu’elle perturbait son rythme et ses sensations au retour.
Des commentateurs ont ensuite approfondi l’analyse de ce phénomène et établi une comparaison avec l’ancienne seconde balle d’Elena Dementieva. Ils ont expliqué qu’un tel service, bien que techniquement imparfait, pouvait constituer un avantage tactique, les adversaires n’étant pas habitués à un changement de rythme aussi marqué. Ils doivent alors générer eux-mêmes davantage de puissance dans leurs frappes, ce qui peut provoquer des fautes et de la frustration au cours du match.
La jeune Philippine nourrit de grandes ambitions pour la suite de la saison, consciente que le soutien massif dont elle bénéficie aux Philippines constituera une motivation supplémentaire. Elle a déjà démontré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures joueuses du monde, mais la poursuite de sa progression passera par un travail toujours aussi intense et par la volonté d’intégrer le top 10 du classement WTA.
Nombreux sont ceux qui estiment que cette jeune joueuse possède le potentiel nécessaire pour obtenir de grands résultats et s’installer prochainement parmi les dix meilleures joueuses mondiales.




