Pierre Sage n’avait pas été
tendre avec ses joueurs, face caméra, après le nul concédé à Brest
(3-3). Le coach lensois a dit le regretter.
Vendredi dernier, Pierre Sage était colère. Une colère froide
que l’entraîneur du Racing Club de Lens avait exprimée au moment de
répondre aux questions de Ligue 1+. Très mécontent du comportement
de certains titulaires du match face à Brest (3-3),
il n’avait pas hésité à les cibler, sans toutefois citer de
noms. Une petite semaine plus tard, il a avoué avoir quelques
remords quant à son attitude.
Présent ce jeudi en conférence de presse, à deux jours du
déplacement des Sang et Or à Nice (21h), Pierre Sage en a profité
pour revenir sur la séquence. « C’était un vrai coup de
gueule et les joueurs se sont vraiment sentis visés. C’est comme
une situation de conflit au sein d’une famille. Et c’est justement
dans ces moments qu’on voit le niveau d’amour. […] Et même quand le
patriarche déconne, puisque ça a été le cas car j’y suis allé
vraiment très, très fort… »
Préférant revenir à un peu plus de douceur, Pierre Sage a
expliqué qu’il devait « montrer aux joueurs et au groupe
qu’(il) les aime beaucoup ». Tout cela pour
permettre au groupe d’atteindre ses objectifs. Car la saison des
Nordistes est encore loin d’être terminée, avec une course toujours
haletante pour une place directement qualificative en Ligue des
champions, mais aussi une finale de Coupe de France à disputer le
22 mai prochain, là encore face à Nice.
Pierre Sage a eu « une discussion franche » avec ses
joueurs
En attendant ce dernier rendez-vous, le voyage de samedi chez
les Aiglons s’annonce capitale. Et pour être sûr d’être dans les
meilleures dispositions, Pierre Sage a confirmé avoir beaucoup
parlé avec ses joueurs après son coup de sang. « Il y a
surtout une discussion franche et sincère. Et c’est important de se
dire les choses, même si ça fait très mal. »
Visiblement très touché par son propre comportement, le
tacticien lensois a terminé sur le sujet en ajoutant :
« J’aurais pu faire ne sorte qu’ils vivent avec ça, mais
ce sont des dégâts que je ne pouvais pas laisser sous silence. […]
Ce n’est pas parce qu’on engueule quelqu’un ou qu’on l’affiche,
qu’on ne l’aime pas forcément. […] Mais il y a toujours un
lendemain aux choses et on a de beaux lendemains à vivre
ensemble. »




