Le gardien de but du PSG Matvey
Safonov revient sur l’un des moments marquants de de sa
carrière.
Le PSG débute ce mercredi soir une nouvelle campagne de
Ligue
des champions, opposé au Slovan Bratislava au Parc des
Princes. Double tenant du trophée, le club de la capitale
s’appuiera pour l’occasion sur son dernier rempart russe – le
numéro un désormais affirmé qu’incarne Matvey Safonov.
Lors de la finale de C1 du 30 mai dernier à Budapest, contre
Arsenal, l’intéressé s’est montré décisif à plus d’un titre,
notamment sur la séance de tirs au but victorieuse, ponctuée par un
succès 4-3 des hommes de Luis Enrique (1-1 à l’issue du temps
réglementaire et de la prolongation).
Dans le cadre d’un entretien accordé au Parisien, Matvey Safonov
se remémore cet instant de grâce, et une tentative adverse en
particulier. Celle d’un Eberechi Eze qui face au portier des Rouges
et Bleus a tout simplement manqué le cadre. « Pour lui,
j’estime avoir une part de responsabilité », assure le
pourtant modeste Matvey Safonov.
« Une bataille psychologique »
« Il a fixé ma position en attendant que je déclenche mon
mouvement. Je suis resté parfaitement immobile, narre
l’international russe aux 18 capes. Ne voyant aucun indice, il
a dû improviser sa course et sa frappe au tout dernier instant. Si
j’avais fait un pas d’anticipation sur ma gauche, il aurait
tranquillement ouvert son pied de l’autre côté, car c’est sa
spécialité. En restant de marbre, je lui ai fermé cette option
confortable. C’est précisément le rôle d’un gardien: faire déjouer
l’attaquant. »
Véritable spécialiste de l’exercice, Matvey Safonov détaille
quelque peu sa méthode. « C’est avant tout une bataille
psychologique, souffle-t-il. De nos jours, avec la vidéo,
tout le monde s’analyse. Je passe beaucoup de temps à décortiquer
les habitudes des attaquants. Ce n’est plus un secret pour
personne, on a beaucoup vu ma fameuse serviette sur laquelle je
note toutes mes fiches sur les tireurs. »




