Le PSG a battu Manchester City puis Barcelone, mais sa semaine européenne lui a coûté cher. Sans Marquinhos, Nuno Mendes, Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia, Paris reçoit Lyon ce lundi 26 octobre à 20 h 30 au Parc des Princes, en clôture de la huitième journée de Ligue 1. Un rendez-vous pour reprendre la tête, avec une équipe à réorganiser.
Le classement a bougé pendant que les deux clubs attendaient leur tour. Leader après sept journées, l’OL est désormais quatrième avec 14 points, devant le PSG, cinquième avec le même total. Rennes est passé devant dimanche en dominant Strasbourg (3-0) et compte 16 points, contre 15 à Lille et Monaco. Le calcul est donc simple : le vainqueur de ce PSG–Lyon terminerait la journée seul en tête avec 17 points. Un nul laisserait Rennes aux commandes.
Initialement programmée dimanche soir, l’affiche a été décalée à lundi après un arrêté de la préfecture de police. Le coup d’envoi est fixé à 20 h 30 à Paris comme à Brazzaville, soit 19 h 30 GMT.
Quatre absences, plusieurs problèmes à résoudre
Paris reste sur sept victoires consécutives toutes compétitions confondues. Les deux succès 4-2 contre City et le Barça donnent du poids à cette série. Ils ne doivent pourtant pas faire oublier ce que Luis Enrique a perdu mardi : son capitaine dans l’axe, son attaquant central et l’un de ses principaux créateurs sur un côté.
Les blessures n’ont pas la même gravité. Kvaratskhelia souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit ; le bulletin médical annonçait une opération à venir, sans fixer de date de retour. Dembélé, touché à la cuisse gauche, et Marquinhos, à la cuisse droite, doivent rester en soins plusieurs semaines. Déjà absent contre Barcelone, Nuno Mendes manque également à l’appel.
Il faudra remplacer des joueurs, mais aussi leurs associations. Sans Dembélé et Kvaratskhelia, la répartition des appels et des prises de risque change. Ferran Torres et Maghnes Akliouche offrent des solutions offensives autour de Désiré Doué ; leur titularisation reste un choix à confirmer. Derrière, l’absence de Marquinhos oblige aussi à retrouver des repères dans la relance et la couverture.
Doué a déjà montré le chemin, le milieu aussi
Contre le Barça, Doué n’a pas seulement ouvert le score à la 38e minute. Son corner a trouvé Lucas Hernandez pour le deuxième but parisien, à la 72e. Puis, après l’égalisation catalane à 2-2, Vitinha et Fabián Ruiz ont marqué aux 81e et 86e minutes. Trois des quatre buts sont donc venus d’un défenseur et de deux milieux. Paris sait trouver des réponses au-delà de son trio d’attaque.
C’est ce partage des responsabilités qui peut aider Luis Enrique. Demander à Doué de gagner tous ses duels ne suffira pas : il faudra lui offrir des relais, des courses et des partenaires dans la surface. Le PSG a marqué lors de ses 52 dernières réceptions en Ligue 1. Cette régularité donne une assise ; elle ne garantit pas que le premier but suffira.
Lyon a des arguments, et sa propre infirmerie
Le revers 3-0 à Hoffenheim, jeudi en Ligue Europa, a exposé les limites lyonnaises. Ce revers ne résume pourtant pas son début de championnat : l’OL n’a perdu qu’une fois en sept journées. Ses trois déplacements se sont soldés par une victoire à Toulouse (2-0), un nul au Paris FC (0-0), puis une défaite à Lens (1-2).
Lyon a aussi remporté trois de ses six dernières visites au Parc en Ligue 1, dont la plus récente, en avril (2-1). Un souvenir utile pour croire à ses chances. La comparaison des défenses mérite également l’attention : cinq buts encaissés en sept journées pour les hommes de Paulo Fonseca, neuf pour Paris. L’OL a des raisons de vouloir résister, puis attaquer les espaces plutôt que subir jusqu’au bout.
Encore faut-il disposer des bons relais pour sortir. Loïs Openda, blessé au péroné, et Pavel Šulc, touché au ménisque du genou droit, sont forfaits. Keito Nakamura est suspendu. Tagliafico, Ouédraogo et Kango figurent également parmi les absents du groupe annoncé dimanche soir. Corentin Tolisso et Ernest Nuamah, eux, sont bien convoqués.
Le Ghanéen compte trois buts en Ligue 1 cette saison, tous inscrits à domicile. Avec moins d’options offensives autour de lui, sa capacité à conserver le ballon ou à gagner du terrain pourrait compter autant que la finition. Pour Lyon, le danger serait de réussir à repousser Paris sans jamais pouvoir le faire reculer. Pour le PSG, ce sera de confondre sa confiance actuelle avec une garantie de victoire. La première place exige encore un match à gagner.
Rieltony LOUBOKO














