Il y a d’un côté l’analyse à chaud de ce début de playoffs, et de l’autre le froid réalisme du « papier ». Pour les Pistons comme pour les Cavaliers, le premier tour a été heurté, proche du chemin de croix même pour la franchise du Michigan. Mais à l’heure de débuter les demi-finales de conférence, Detroit comme Cleveland « ont fait respecter la logique ». Il s’en est fallu de peu pour que les Raptors ou le Magic arrive en finale de l’Est mais les têtes de série 1 et 4 sont bien au rendez-vous, tant bien que mal. Il a tout de même fallu sept matchs pour que les deux formations se qualifient. Et tout porte à croire qu’un nouveau scénario identique se profile…
La hiérarchie semblait déjà ouverte dans la Conférence Est, et ce n’est pas cette entame de phase finale qui l’a fait mentir. Mais avec l’élimination de l’épouvantail Boston, la voie semble désormais plus ouverte que jamais, aussi bien pour les Pistons que pour les Cavaliers. Detroit a affiché ses limites contre Orlando, entre manque d’expérience à ce niveau et potentiel offensif restreint derrière Cade Cunningham. Un pied et trois orteils en vacances, les joueurs de J.B. Bickerstaff ont eu le mérite de se remettre à l’endroit au moment opportun. Les voilà lancés avec trois victoires consécutives et une confiance restaurée au beau fixe.
Mais au-delà de la dynamique, la marge de manœuvre entre les deux équipes semble ténue. Chaque atout de l’un tombe presque nez à nez avec son exacte parade en face. Cleveland a un potentiel offensif qui n’a quasiment aucun équivalent à l’Est (à l’exception peut-être de Philadelphie quand tout le monde est en forme) et a de quoi faire trembler n’importe quelle défense en théorie. Reste que la franchise de l’Ohio ne semble toujours pas avoir trouvé la parfaite carburation, même avec James Harden. Le défi physique qui l’attend est sans doute le meilleur test possible pour savoir ce que Cleveland a vraiment dans le ventre avec ce groupe. Les Pistons devront, eux, montrer que l’avertissement à moindre frais du Magic est une leçon désormais apprise. Soit bien plus d’interrogations que de certitudes de part et d’autre.




