Drôle de situation pour Janelle Salaün ! Alors qu’elle vient d’être élue « Sixth Player of the Year » à l’unanimité, la Française ronge désormais son frein au bout du banc des Valkyries. Depuis le Game 3 face aux Wings, son temps de jeu a considérablement diminué, au point de devenir une simple option dans la rotation de Natalie Nakase.
Pourtant, Golden State continue de gagner et mène désormais 2-0 face aux Aces en demi-finale. Interrogée sur sa situation, la sœur de Tidjane Salaün n’a d’ailleurs pas cherché à masquer sa frustration.
« Allez demander à la coach parce que c’est elle qui décide » a-t-elle ainsi simplement répondu…
Un manque de réussite lors de la série précédente
Comment expliquer ce déclassement ? D’abord par son manque d’adresse en début de playoffs, avec un maigre 6/20 au tir lors des deux premières rencontres face aux Wings. Mais aussi par la concurrence de Tiffany Hayes, Kaitlyn Chen ou encore Kaila Charles, qui ont su saisir leur chance.
Lors du Game 2 face aux Aces, Tiffany Hayes a ainsi terminé meilleure marqueuse de Golden State avec 21 points en sortie de banc.
« Tiffany Hayes a fait du Tiffany Hayes », a constaté Becky Hammon, qui l’avait entraînée en 2022. « C’est une joueuse de momentum. Nous ne pouvons pas la laisser marquer aussi facilement. »
Kiah Stokes, l’exemple inverse
À l’inverse, Kiah Stokes montre que les points ne font pas tout. L’intérieure des Valkyries a capté 21 rebonds sans inscrire le moindre point lors des deux premières manches face aux Aces ! Un cas inédit à ce stade des playoffs.
Sa mission ? Peser physiquement et tenter de ralentir A’ja Wilson, avec le soutien d’Aminata Gueye, auteure de 9 points à 4/5 au tir en 13 minutes lors du Game 1.
« A’ja Wilson est évidemment une grande joueuse », rappelle Kiah Stokes. « Parfois, vous devez faire un effort supplémentaire et essayer de la ralentir autant que possible, mais elle reste une excellente joueuse. »
Décisive avec un contre dans les dernières secondes du Game 2, Kiah Stokes ne marque pas mais elle est un vrai atout face aux Aces… qu’elle connaît très bien puisqu’elle y a joué entre 2021 et 2025.
« Je suis plutôt douée pour me souvenir de leurs systèmes et repérer leurs actions », confie-t-elle. De quoi lui donner un avantage dans la série ? « Oui, mais au final, toutes les équipes utilisent les mêmes actions. Qu’il s’agisse d’un pin-down, d’un écran central ou d’un écran latéral. Il faut donc simplement apprendre à bien les contrer. »














