Lorsqu’un journaliste lui demande ce qu’il avait appris sur lui-même durant ces playoffs, Scottie Barnes dit ne pas vraiment savoir. « J’ai encore besoin de débriefer tout ça. J’essayais juste d’aller sur le terrain pour gagner chaque match et de faire tout ce qu’il fallait. Mes coéquipiers faisaient tout ce qu’il fallait, eux aussi. C’est tout », répond l’ailier-fort des Raptors.
S’il n’en tire pas encore de leçon personnelle, cette série a tout de même apporté de bonnes indications aux observateurs. Alors que Brandon Ingram est resté englué dans la maladresse et les soucis de santé, qui l’ont privé de Game 7 à Cleveland, Scottie Barnes, lui, a tenu la barre aux côtés de RJ Barrett, l’autre homme fort parmi les Canadiens sur ce premier tour.
« À cette étape de sa carrière, il a tout donné. Je pense qu’il a franchi un palier énorme. Il a tellement progressé au cours de cette série de playoffs », estime Darko Rajakovic, dont le sentiment est confirmé par les chiffres.
Après une saison régulière terminée avec 18.1 points, 7.5 rebonds, 5.9 passes et 1.5 contre de moyenne (en 33 minutes), le All-Star a fait grimper sa production à 24.1 points (51% aux tirs dont 38% de loin), 8.6 passes, 6.1 rebonds et 1.7 contre (en 39 minutes). Il a terminé meilleur marqueur de sa formation, à égalité avec RJ Barrett. Et, en évoluant davantage dans un rôle de créateur, meilleur passeur de sa formation (2e des playoffs).
Une meilleure version à venir
« Il a fermé des bouches. Et je suis content qu’il ait pu le faire parce que, franchement, c’est un vrai gagnant », apprécie l’ancien des Knicks, en ajoutant : « Ce n’est pas parce qu’il ne cherche pas à planter 30 points tous les soirs que ça n’en fait pas l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Il a montré et prouvé qu’il peut scorer chaque soir s’il le veut. »
Seulement, selon RJ Barrett, c’est en raison de la densité de l’effectif des Raptors, et peut-être aussi d’un manque de hiérarchie plus affirmée, que Scottie Barnes n’est pas plus reconnu en la matière. « Dans cette équipe, surtout quand on est tous en bonne santé, il y a beaucoup de tickets shoot à partager, et lui, il joue pour la gagne. Mais comme je l’ai dit, s’il doit le faire, il peut le faire, et il peut le faire avec efficacité. »
Sur cette série, ce rendement passait pour une nécessité en raison, aussi, de l’absence du 4e meilleur marqueur de l’équipe, Immanuel Quickley. De là à faire de Scottie Barnes une première option de façon permanente… Darko Rajakovic reste en tout cas persuadé que son joueur reviendra plus fort.
« J’ai l’air de me répéter, mais ce n’est pas encore la meilleure version de Scottie que nous allons voir. Je sais à quel point il a faim, à quel point il va travailler durant l’été et quel genre de joueur il sera l’année prochaine. Je pense que nous verrons un Scottie encore meilleur l’an prochain », imagine déjà le coach.
| Scottie Barnes | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2021-22 | TOR | 74 | 35:22 | 49.2 | 30.1 | 73.5 | 2.6 | 4.9 | 7.5 | 3.5 | 2.6 | 1.1 | 1.8 | 0.7 | 15.3 |
| 2022-23 | TOR | 77 | 34:47 | 45.6 | 28.1 | 77.2 | 2.3 | 4.3 | 6.6 | 4.8 | 2.2 | 1.1 | 2.0 | 0.8 | 15.3 |
| 2023-24 | TOR | 60 | 34:54 | 47.5 | 34.1 | 78.1 | 2.4 | 5.9 | 8.2 | 6.1 | 2.0 | 1.3 | 2.8 | 1.5 | 19.9 |
| 2024-25 | TOR | 65 | 32:50 | 44.6 | 27.1 | 75.5 | 1.7 | 6.0 | 7.7 | 5.8 | 1.7 | 1.4 | 2.8 | 1.0 | 19.3 |
| 2025-26 | TOR | 80 | 33:31 | 50.7 | 30.4 | 81.5 | 1.9 | 5.6 | 7.5 | 5.9 | 2.6 | 1.4 | 2.6 | 1.5 | 18.1 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




