Alors qu’il menait 3-1 dans cette série face aux Pistons, et qu’il possédait 24 points d’avance dans le Game 6, le Magic est en vacances après sa défaite dans la 7e manche dimanche soir. Dans une saison en dents de scie, marquée par les multiples blessures de Franz Wagner, Orlando a failli au plus mauvais moment, et Paolo Banchero se demande si l’heure n’est pas au changement.
«J’ai envie de dire oui, mais c’est la troisième fois de suite qu’on ne dépasse pas le premier tour» souligne-t-il lorsqu’un journaliste lui demande si le Magic possède assez de talent pour gagner le titre. «Donc si on se base sur les trois dernières années, la réponse est non. La réponse “sympa”, c’est oui, mais honnêtement, je ne peux pas dire qu’on soit assez bons pour aller en finale NBA ou même en finales de conférence Est, parce que depuis trois ans, c’est le même résultat. Donc voilà la réponse.»
Clairement, Banchero est fâché, et il aimerait que ses coéquipiers tiennent le même discours. « Perdre au premier tour n’est pas acceptable. C’est l’état d’esprit qu’on doit avoir. On ne doit pas être à l’aise dans la franchise. Tout le monde doit être irréprochable et ressentir la pression d’être excellent. Je pense que c’est la mentalité qui doit régner, de la direction au terrain. »
Mosley coupé ?
Sur la sellette depuis plusieurs semaines, Jamahl Mosley ne devrait pas sauver sa place, et Billy Donovan serait la cible numéro 1 des dirigeants pour tirer le meilleur de ce groupe globalement jeune, mais incapable de franchir ce premier tour.
«C’est un parcours incroyable. Leur progression, leur communication… Depuis le début, on voulait être une équipe défensive, solidaire, qui communique et se bat jusqu’au bout» résume le coach du Magic à propos de son groupe. «On voit leur évolution en leadership, en responsabilité, en maturité. Même si ça ne se voit pas toujours dans les résultats, leur progression est réelle. Ils apprennent à se regarder dans le miroir quand ça ne va pas. Et ça, c’est essentiel.»
Et que retient-il de cette saison, peut-être sa dernière à Orlando ? «Notre capacité à rebondir malgré les difficultés. Ça aurait été facile d’abandonner avec les blessures. Mais on a déjà gagné dans des situations compliquées. On veut que les joueurs comprennent qu’ils sont capables, peu importe les obstacles. Il faut rester unis et faire les choses correctement.
Coacher ce groupe a été un privilège. Ces expériences, comme les Game 7, sont précieuses — surtout pour une des équipes les plus jeunes de la NBA.»




