Arrivé à Boulazac sur les conseils, notamment, de Nicolas Batum, Patrick Beverley retrouve un basket européen qu’il connaît particulièrement bien. Avant ses onze saisons en NBA, le meneur avait déjà évolué en Ukraine, en Grèce puis en Russie entre 2008 et 2012, avant de revenir sur le Vieux Continent en 2024, d’abord en Israël puis de nouveau en Grèce.
Il est donc particulièrement bien placé lorsqu’il s’agit de comparer les environnements NBA et européens. Un sujet justement abordé dans le podcast de Thanasis Antetokounmpo, un autre joueur récemment parti de la NBA.
Et selon Patrick Beverley, le fossé est suffisamment important pour que certaines têtes d’affiche de la Grande Ligue puissent rencontrer de sérieuses difficultés en Europe.
« Ils n’ont pas idée de ce que c’est. Ce n’est pas manquer de respect à leurs qualités physiques ou à ce qu’ils sont capables de faire sur un terrain, mais simplement une question d’état d’esprit », a-t-il indiqué. « Il y a des superstars NBA qui ne pourraient pas jouer en Europe aujourd’hui. J’en suis persuadé. Elles n’en seraient juste pas capables. »
« C’est presque comme une équipe universitaire, mais avec des adultes »
Pour Patrick Beverley, la difficulté ne tient d’ailleurs pas uniquement aux règles ou au style de jeu. Elle concerne également toute la culture du basket européen, beaucoup plus collective et hiérarchisée qu’en NBA.
« L’adaptation est totalement différente », a poursuivi le vétéran. « Tout tourne autour du collectif. Le coach contrôle tout. C’est presque comme une équipe universitaire, mais avec des adultes. Le collectif passe avant les individualités. Parfois, tu partages même ta chambre d’hôtel avec un coéquipier. Les déplacements ne sont pas organisés pour ton confort comme en NBA, même si ça s’est énormément amélioré. Et pendant le match, on peut te dire : «On ne prend aucun tir avant qu’il ne reste 6 secondes à l’horloge des 24 secondes.» Tout repose sur la défense. C’est complètement différent. »
Un cadre très éloigné de celui auquel sont habituées les stars NBA, avec davantage de contrôle accordé aux entraîneurs et moins de concessions faites aux individualités.
À noter que Patrick Beverley a disputé ce samedi un nouveau match de préparation avec Boulazac. Malgré 13 points, 6 passes et 5 rebonds en 26 minutes, il n’a pas pu empêcher la troisième défaite de suite du club dordognais, à trois semaines de la reprise de la Betclic Élite.




