Le Mercury traverse un début de saison compliqué avec quatre victoires pour onze défaites. Parmi les rares satisfactions, il y a le début de la carrière WNBA de Noémie Brochant. Logiquement placée en sortie de banc pour ses premiers matchs, elle a rapidement acquis une place de titulaire.
Pour s’imposer, la Française peut compter sur son adresse extérieure, où elle frôle les 40 % de réussite à 3-points cette saison, mais aussi sur son activité en défense. Du haut de son mètre 80, l’ailière peut défendre sur les meilleures extérieures adverses.
« Sa présence défensive est vraiment bonne. Nous sommes capables de ‘switcher’ et de faire beaucoup de choses différentes avec elle sur le terrain », se réjouit sa coéquipière Kahleah Copper. « Elle aide vraiment notre défense. Offensivement, elle peut tirer et elle prend les bonnes décisions. »
Toutefois, l’impact de Noémie Brochant de ce côté du terrain peine à être mesuré pour le moment. Le Mercury possède la cinquième pire défense de WNBA avec 108.7 points encaissés pour 100 possessions. Un bilan décevant qui n’empêche pas Nate Tibbetts, l’entraîneur de Phoenix, d’être élogieux au sujet de la Française.
« Noémie a vraiment une bonne taille et elle bouge bien. Elle sait comment défendre sur les ‘pick-and-rolls’, elle comprend comment suivre les tireuses adverses », énumère le tacticien du Mercury. « Je suis vraiment enthousiasmé par son potentiel défensif. Les joueuses les plus expérimentées voient son potentiel et à quel point elle se bat. Lorsque vous faites cela, vous obtenez leur respect. »
L’envie de prouver
Si Kahleah Copper et Nate Tibbetts sont impressionnés par la défense de Noémie Brochant, la principale intéressée ne se considère pas encore comme une excellente défenseuse.
« Je ne pense pas être une très, très bonne défenseuse », reconnaît-elle. « Je sais que je dois faire mes preuves. Lorsque vous arrivez ici, vous n’êtes personne et vous devez prouver. C’est pourquoi je défends. »
Offensivement, Noémie Brochant trouve de plus en plus sa place dans le système de Nate Tibbetts. Arrivée comme une bonne tireuse à 3-points, elle a aussi davantage la balle en main, notamment pour jouer des « pick-and-rolls ».
« Je ne jouais pas beaucoup de ‘pick-and-rolls’ en France, mais j’en faisais déjà davantage qu’ici pour le moment », avoue l’ailière. « Je sais que je dois m’améliorer dans ce domaine, mais je suis contente de ne pas être qu’une simple shooteuse ici. »




