L’un des principaux reproches faits à Tom Thibodeau depuis toujours, c’est de trop tirer sur ses joueurs, et de réduire au maximum sa rotation en playoffs.
Lorsque les dirigeants de New York ont décidé de s’en séparer il y a un an, ils souhaitaient le remplacer par un technicien capable de donner sa chance aux jeunes, mais aussi de miser sur une rotation plus large.
Comme le prouve le Thunder depuis deux ans, on peut aller très loin avec une rotation de 9 ou 10 joueurs, et Mike Brown confirme que c’était l’une de ses missions en arrivant à New York.
« Quand j’ai pris ce poste, l’une des priorités était de développer le banc pour garder les titulaires frais à cette période de l’année », explique Brown. « J’ai appris ça auprès de coaches comme Steve Kerr et Gregg Popovich. Ils disaient toujours que tout était pensé pour les playoffs. Ça permet de garder tout le monde impliqué et prêt. »
Arriver frais en playoffs
C’est ce qui permet aujourd’hui aux Knicks d’afficher davantage de fraîcheur que les Cavaliers, et Kenny Atkinson reconnaît que c’est une très bonne stratégie lorsqu’on veut aller loin en playoffs.
« Dès le début du match, ils ont déboulé sur nous. Mike Brown l’a dit lui-même : nos joueurs ont joué beaucoup plus de minutes qu’eux dans ces playoffs. Si j’étais à leur place, je ferais pareil : courir, imposer du physique, essayer de nous fatiguer. C’est une bonne stratégie. »
Une stratégie qui permet aussi à Mike Brown de pouvoir compter sur l’efficacité de ses « role players », comme Miles McBride ou Landry Shamet. En fonction des disponibilités de ses joueurs, mais aussi de l’adversaire et des défenses proposées, l’ancien coach des Cavs, des Lakers et des Kings peut s’appuyer sur des remplaçants fiables.
« Notre banc a apporté de très bonnes minutes », a réagi cette nuit le coach new-yorkais. « Je dois vraiment tirer mon chapeau à Landry Shamet. On l’a fait entrer parce que toute l’attention défensive était sur Brunson. Si le terrain est bien espacé et que la balle circule vite, il va forcément être ouvert. »
Des rôles bien définis
Outre Landry Shamet, Mitchell Robinson, Miles McBride, Jose Alvarado et Jordan Clarkson ont été essentiels dans ces playoffs, sur des séquences plus ou moins longues. À chaque match sa vérité.
« Je ne pense pas vraiment trop loin à l’avance. Ce qui compte, c’est ce qui se passe dans l’instant présent », expliquait Jordan Clarkson au tour précédent. « Je viens de loin… J’ai été drafté au second tour, j’ai failli ne même pas être drafté. Alors je continue simplement à travailler, à faire confiance au processus et à trouver des moyens d’avoir un impact sur le match. La seule chose qui m’importe, c’est gagner. Je suis venu ici pour avoir l’opportunité de jouer un basket qui gagne. »
Et les Knicks ne sont plus qu’à une victoire d’offrir à Jordan Clarkson une deuxième expérience en finale NBA.



