Après l’interruption du match
Nantes-Toulouse, Mickaël Landreau a vivement critiqué l’attitude de
Vahid Halilhodzic.
La rencontre entre le FC Nantes et Toulouse, comptant pour la
34e et dernière journée de Ligue 1, n’est jamais allée à son terme.
Dans une affiche sans véritable enjeu sportif, les Canaris étant
déjà condamnés à la relégation, des supporters nantais de la
tribune Loire ont envahi la pelouse et lancé plusieurs fumigènes
alors que le score était encore de 0-0 à la 22e minute, provoquant
l’interruption définitive de la rencontre.
Dans la confusion, Vahid Halilhodžić, revenu sur le banc nantais
à la surprise générale au début du mois de mars, est resté au bord
du terrain avec la volonté d’échanger avec les supporters. Retenu
par les agents de sécurité, le technicien franco-bosnien, très
marqué par la situation et conscient des sanctions qui menacent le
club, a expliqué après qu’il souhaitait simplement demander aux
fans de regagner les tribunes. Une séquence qui n’a pas été du goût
de Mickaël Landreau.
« Il y a tellement à dire… Certaines choses me gênent
un peu. La mise en scène de Vahid me gêne un petit peu. Je trouve
qu’il parle du FC Nantes, mais il est venu pour lui. Il y a des
choses qui me gênent sur la manière dont Vahid tourne la
situation », a lancé l’ancien gardien des Canaris
(1993-2006), désormais consultant pour Canal+.
« Vahid n’a pas été en danger »
L’ex-international français a toutefois tenu à relativiser les
événements survenus à la Beaujoire. « Évidemment, on ne
souhaite jamais de débordement mais Vahid n’a été en danger à aucun
moment et il le savait. D’ailleurs, il n’y a pas eu de problème en
soi. Il n’y a pas eu de méchanceté », a-t-il estimé, cité
par RMC, avant d’adresser un message appuyé à la Brigade
Loire.
« Depuis une vingtaine d’années, là où je me reconnais
le plus, c’est dans la tribune, la Brigade Loire, les animations,
l’ambiance. C’est ce qui me parle le plus depuis des années au FC
Nantes », a ajouté celui qui avait tenté, il y a quelques
années, de monter un projet de rachat des Canaris via le «
Collectif Nantais ».




