Fouzi Lekjaa reste solidement installé à la tête de la Fédération royale marocaine de football. Mais alors que son nom est régulièrement associé à d’autres ambitions, notamment politiques, la question de sa succession finit inévitablement par se poser. Après Houssine Kharja, c’est un autre ancien capitaine des Lions de l’Atlas qui a vu son nom circuler : Medhi Benatia.
Interrogé par France Football sur ses projets après son départ de l’Olympique de Marseille, l’ancien défenseur a toutefois refroidi cette hypothèse.
Benatia ne se projette pas dans un nouveau rôle dirigeant
Un passage surmédiatisé à Marseille pendant trois saisons a surtout donné envie d’une chose à Benatia : du repos. « Directeur, agent, ce n’est pas prévu dans l’immédiat », a-t-il expliqué.
Le Marocain de 39 ans souhaite avant tout profiter de sa famille, prendre du recul et continuer à suivre le football de près. Il n’exclut pas totalement un rôle de consultant, mais n’envisage pas pour l’heure de reprendre immédiatement un projet exécutif.
« J’ai eu des avances d’Arabie saoudite, d’Angleterre, mais je ne suis pas prêt à repartir sur un autre projet », a-t-il ajouté. Tout comme celui d’Houssine Kharja, qui a récemment botté en touche, le profil de Benatia n’est, du moins pour l’instant, pas une option.
Un profil qui peut sembler naturel
Le nom de Benatia pouvait apparaître crédible dans une réflexion à long terme autour de la FRMF.
Très attaché au Maroc, ancien capitaine de la sélection et personnalité forte du football national, il s’est également construit une première expérience importante dans les bureaux à Marseille, d’abord comme conseiller sportif, puis comme directeur sportif.
Son passage à l’OM a divisé. Certains supporters ont salué sa volonté de restructurer le club, son franc-parler et plusieurs recrutements importants. D’autres lui ont reproché sa forte exposition médiatique, sa gestion humaine parfois maladroite des joueurs et une part de responsabilité dans la fin compliquée du cycle Roberto De Zerbi.
Dans un environnement marseillais historiquement difficile à stabiliser, Benatia n’a en tout cas laissé personne indifférent.
C’est justement ce leadership et cette volonté d’intervenir directement dans la construction sportive qui ont pu pousser certains à l’imaginer, un jour, dans un rôle important au sein du football marocain.
Mais pour l’instant, le message est clair : Benatia veut souffler et ne se projette pas dans une nouvelle fonction dirigeante. La succession de Lekjaa, elle, peut encore attendre.




