Mark Kiptoo a franchi la ligne du marathon de Francfort en 2 h 15 min 24 s, dimanche 25 octobre. Treizième du classement masculin, le Kényan de 50 ans a terminé à 9 min 58 s du vainqueur éthiopien Jirata Dinki, crédité de 2 h 05 min 26 s. Son rang ne dit qu’une partie de sa performance.
Chez les hommes de 50 à 54 ans, son chrono améliore de 4 min 05 s la référence de 2 h 19 min 29 s établie par le Sud-Africain Titus Mamabolo à Durban en 1991. La meilleure marque mondiale annoncée reste à distinguer d’un record homologué : cette reconnaissance formelle n’est pas encore établie.
Francfort, un fil rouge dans sa carrière
Né le 21 juin 1976, Kiptoo avait déjà marqué cette épreuve à plusieurs âges. En 2013, pour son premier marathon à 37 ans, il avait pris la deuxième place en 2 h 06 min 16 s, une seconde derrière Vincent Kipruto. Un an plus tard, il gagnait à Francfort en 2 h 06 min 49 s.
En 2018, toujours sur ce parcours, ses 2 h 07 min 50 s avaient constitué une meilleure marque mondiale chez les 40–44 ans. Le rendez-vous allemand lui offre désormais un nouveau repère, huit ans plus tard et dans une autre catégorie.
Une longue carrière, commencée tard
Avant ces marathons, Kiptoo avait construit son parcours sur piste, jusqu’au titre africain du 5 000 mètres en 2012. Il n’avait commencé la compétition qu’à 28 ans, alors qu’il appartenait à l’armée de l’air kényane. Son passage à la route est venu ensuite.
Le chrono de dimanche prolonge cette trajectoire singulière : à 50 ans, l’ancien vainqueur de Francfort court sous la référence historique des 50–54 ans, treize ans après son premier marathon.
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