Depuis le 1er juillet, le Nantes Loire Féminin Handball intègre officiellement l’association du HBC Nantes. Une évolution majeure qui permettra au club nantais de développer une filière féminine avec la même philosophie que celle qui fait aujourd’hui la réussite de sa formation masculine.
Le HBC Nantes assos évolue. Depuis le 1er juillet, les quelque 200 licenciées du Nantes Loire Féminin ont rejoint officiellement l’association du « H ». Toutes les équipes évolueront désormais sous les mêmes couleurs, symbole d’un projet commun qui s’est construit au fil de plusieurs mois de discussions.
Les premiers échanges entre les deux clubs remontent à septembre 2025, à l’initiative de la Ligue des Pays de la Loire. « On s’est vu pour la première fois en septembre dernier. Ensuite, on a décidé de se revoir régulièrement pour connaître l’état du club, notamment sur le plan financier, mais surtout pour savoir quelle était la motivation des dirigeants », explique Armand Da Silva, président de l’association du HBC Nantes. « On n’accueille pas comme ça 200 joueuses, leurs bénévoles et leurs dirigeants. »
Au fil des réunions, les dirigeants nantais ont été convaincus par leurs homologues du Nantes Loire Féminin. « Nous avons rencontré une équipe de dirigeants très impliquée, très motivée, qui partage les mêmes valeurs que nous. Cela n’a fait que nous conforter dans l’idée de poursuivre cette intégration », poursuit-il.
Une identité commune sous le maillot violet
Dès cette saison, les joueuses devraient troquer le rose pour le violet, et évolueront donc sous les couleurs du HBC Nantes. « Ce sera un seul et même club. Elles porteront les mêmes maillots que les garçons et seront licenciées au HBC Nantes », résume le dirigeant. Si certaines équipes continueront à évoluer à Mangin-Beaulieu, salle qui a fait les plus belles heures du handball nantais féminin, le club souhaite organiser régulièrement des journées communes. « L’idée n’est pas de laisser les filles dans une salle et les garçons dans une autre. On veut les mélanger, créer une identité commune. »
Au-delà de ce rapprochement, le HBC Nantes entend surtout appliquer au secteur féminin la philosophie qui a fait son succès chez les garçons : la formation avant tout. « Si, dans quelques années, les filles remontent en première division, ce sera parce qu’elles l’auront mérité, parce qu’on aura bien travaillé sur la formation. On ne fera pas venir des joueuses de toute la France pour accélérer les choses. On veut s’appuyer sur ce qui a marché chez nous. » L’équipe première du Nantes Loire Féminin, qui évoluait en Nationale 1 cette saison, a terminé à la 13e place sur 14 et devrait, sauf retournement de situation, repartir en Nationale 2 sous les couleurs du HBC Nantes dès la rentrée.
Un mouvement qui s’étend en Starligue
Le projet s’inscrit également dans une logique de long terme. Plusieurs dirigeants du Nantes Loire Féminin intégreront le conseil d’administration du HBC Nantes assos, tandis que la section handball adapté rejoindra elle aussi l’association. Une évolution qui doit permettre de pérenniser le handball féminin nantais. « Le but n’est pas de faire un sauvetage à court terme. On veut construire un projet durable et continuer à former les jeunes joueuses. Je pense qu’on nous aurait reproché de ne pas accompagner le handball féminin. »
Le HBC Nantes n’est pas un cas isolé. En juin 2025, Chambéry s’était déjà rapproché du SHBC La Motte-Servolex, dans la continuité des projets lancés par l’USAM Nîmes et Montpellier pour développer une filière féminine. D’autres clubs, comme l’US Ivry ou Limoges, disposent également d’une section féminine. Une dynamique qui témoigne de la volonté croissante des clubs professionnels masculins de faire du handball féminin un axe majeur de leur développement.
Ilann Thuel




