Le coup est rude. Doublé par beIN Sports dans la course aux droits du Mondial
2026, Ligue 1+ se retrouve dans une tourmente
inattendue. Ce mercredi, le conseil d’administration de la Ligue de
football professionnel (LFP) a été convoqué en urgence en réponse à
ce que la Ligue considère comme un coup bas de la part du groupe
média franco-qatarien.
Lors de ce concile, Nicolas de Tavernost, directeur général de
LFP Media, la filiale commerciale de la LFP, aurait annoncé son
intention de jeter l’éponge. « Je ne suis pas en état de
poursuivre ma mission efficacement à la tête de LFP Media »,
aurait confié l’ancien patron du groupe M6, selon des propos ainsi
rapportés par L’Equipe.
Pour l’intéressé, l’affront en effet est intolérable venant
d’une structure présidée par Nasser Al-Khelaïfi, qui endosse par
ailleurs le rôle de responsable du Paris Saint-Germain. Un nouvel
épisode conflictuel entre la LFP et beIN Sports qui n’est pas sans
interpeller sur la double casquette ainsi conférée au dirigeant
qatarien.
La guerre LFP-beIN repart de plus belle
« Le processus d’attribution des droits de la Coupe du monde
a illustré le meilleur de beIN, malgré les campagnes menées par
certains à notre encontre. Nous avons respecté le processus de la
FIFA et sommes restés patients et déterminés », s’est félicité
ce jour Yousef Al-Obaidly, bras droit du boss du PSG au sein de
beIN Media Group. Cela tout en dénonçant « une pression
médiatique cynique exercée sur le processus par un diffuseur
concurrent ».
Ligue 1+ de son côté réclame à la FIFA des explications alors
que la plateforme estampillée LFP avait retourné à la fédération
internationale un accord signé pour un montant de près de 20
millions d’euros pour le gain des droits payants de la prochaine
Coupe du monde. Le départ annoncé de Nicolas de Tavernost, grand
artisan du nouveau modèle télévisuel voulu pour la Ligue 1, promet
en attendant de fragiliser un peu plus l’élite du football
français.




