« Je ne vais pas utiliser cela comme excuse. » Paul George, après la lourde défaite dans le Game 1 face aux Knicks, ne voulait pas s’attarder sur la fatigue des Sixers, qui avaient vécu « un ascenseur émotionnel », disait-il, après la victoire dans le Game 7 à Boston le samedi soir, avant d’enchaîner dès le lundi soir à New York.
Néanmoins, au lendemain du revers, les joueurs de Philadelphie ont concédé que l’enchaînement rapide et exigeant entre les deux séries avait pesé. Non seulement dans les jambes (face à un adversaire qui avait eu trois jours de repos), mais dans les têtes aussi.
« Le changement fut rapide et on a voyagé, donc je dirais que ça a joué », admet Kelly Oubre Jr. sur la fatigue à surmonter dans cette première manche. « On n’a pas eu un entraînement complet avant le match. De mon temps, en playoffs, on avait toujours au moins un entraînement avant les rencontres mais avec le tournoi de mi-saison, ça ressert le calendrier. Si on avait pu avoir du repos, pour récupérer et pour s’entraîner, on aurait été un peu plus préparé. Mais on ne fait pas le calendrier. On doit trouver les solutions. »
C’est pourquoi l’ailier se réjouit de la journée de mardi, qualifiée de « bonne journée de récupération », avant de revenir sur les parquets du Madison Square Garden, ce mercredi soir, pour le Game 2.
« On peut le dire », va globalement dans le même sens VJ Edgecombe, en évoquant l’importance de la fatigue, tout en rappelant que « jour de repos ou non, Game 7 avant et nouvelle série après, ça ne compte pas et on doit jouer dur ». Il ajoute que si « la série contre Boston fut historique, ce n’était pas comme gagner le titre non plus ».
« Ce n’est qu’une étape. Certes, une étape dans la bonne direction mais on doit se concentrer sur New York, qui est une très bonne équipe », poursuit le rookie des Sixers, auteur de 12 points dans cette défaite, dont le jeune corps est mis à rude épreuve. « C’est dur. C’est la première fois que je vis cette expérience, ma première fois en playoffs donc oui, c’est plutôt compliqué. Mais on est construit pour ça. »




