Eric Roy n’est plus… et c’est
tout le football français qui ce soir rend hommage au joueur et
entraîneur qu’il était. Les Bleus n’échappant évidemment pas à
cette émotion collective.
Au lendemain de sa victoire sur le Sénégal pour son entrée en
lice dans le Mondial
2026 (3-1), l’équipe de France – comme l’ensemble du
football tricolore – est appelée au recueillement ce mercredi alors
qu’Eric Roy s’est éteint, emporté à 58 ans par un cancer du
pancréas qui l’accablait depuis plus de trois ans.
A l’image d’un Christophe Dugarry qui sur les ondes de RMC n’a
pu retenir ses larmes pour celui qui était « (s)on copain
», Didier Deschamps n’a pas manqué de saluer la mémoire de l’ancien
milieu de terrain devenu coach, directeur sportif, manager puis à
nouveau entraîneur en 2023 pour une formidable aventure
brestoise.
« Avec la disparition tragique d’Eric Roy, le football
français perd un technicien très compétent et une personnalité très
attachante. Ses résultats avec le Stade Brestois, et notamment la
qualification pour la Ligue des champions, ont mis en valeur sa
grande connaissance du jeu et des joueurs. C’est avec beaucoup de
plaisir que je lui avais remis, il y a deux ans, le prix de
meilleur entraîneur de Ligue 1 lors des trophées UNFP »,
s’émeut le sélectionneur des Bleus dans un communiqué publié depuis
Boston.
« Un homme profondément humain » salué par Deschamps
« Il a lutté contre la maladie avec une détermination qui
force le respect, poursuit le technicien bayonnais. A
titre personnel, j’ai côtoyé et appris à apprécier Eric en dehors
des terrains. Je garderai le souvenir d’un homme profondément
humain. J’adresse à son épouse, à ses enfants et tous ceux qui
l’aimaient mes condoléances émues et attristées. »
Guy Stéphan, le premier lieutenant de Didier Deschamps partage
cette affliction. « Je suis profondément attristé,
écrit-il. J’ai eu le bonheur de l’entraîner à l’Olympique
Lyonnais pendant deux années. C’était un grand professionnel, très
consciencieux. Nous sommes restés en contact et j’avais toujours
plaisir à la revoir. Il va laisser un grand vide au Stade Brestois
où sa très belle réussite a permis de rappeler la compétence des
entraîneurs français. Je pense bien fort à sa famille. »




