Si Novak Djokovic, en tant que polyglotte, est tout à fait capable d’exprimer des sentiments et ressentis complexes dans plusieurs langues étrangères, ses conférences de presse dans sa langue natale, le serbe, restent malgré tout les plus intéressantes.
Cela a une nouvelle fois été le cas ce vendredi suite à sa défaite en demi‐finale de Wimbledon contre Jannik Sinner.
Et après avoir poussé un gros coup de gueule sur la pression des médias au sujet de la fameuse quête du 25e titre du Grand Chelem, a fait une confession pleine de sincérité au sujet de sa nouvelle réalité : celle d’un joueur de 39 ans dont le corps ne suit pas toujours l’esprit.
« J’ai du mal à accepter, après tout ce que j’ai accompli et toute l’expérience que j’ai acquise, que mon niveau ait autant baissé. Je sais où la balle va aller. Mentalement, je suis prêt à faire face à toutes les situations, mais mon corps ralentit. J’ai constamment l’impression d’avoir un demi‐pas de retard sur mon adversaire. Ça me rend fou. Bien sûr que ça me rend fou, parce que je veux toujours être le meilleur et battre n’importe qui qui se présente devant moi. J’essaie de rester optimiste et de représenter mon pays du mieux possible. On verra bien jusqu’où je pourrai aller. »




