Le Sénégal s’apprête à jouer la quatrième finale de
Coupe
d’Afrique des nations de son histoire, après 2002,
2019 et 2021, année de son seul et unique sacre continental. Sadio
Mané, lui, prendra part ce dimanche à sa troisième finale de CAN.
Pour une dernière danse a priori.
« Une finale, on sait comment la jouer. Comme on le dit
souvent, une finale ça se gagne. Personnellement, je serai très
heureux de jouer une dernière finale de Coupe d’Afrique »,
dixit l’homme aux 123 sélections (pour 52 buts et 28 passes
décisives). Signe que l’intéressé, aujourd’hui âgé de 33 ans, ne se
projette plus au-delà avec les Lions de la Teranga.
Cité par RMC, le journaliste sénégalais Papa Ousmane Kassé
témoigne de l’impact de cette décision: « Cette déclaration a
bouleversé le monde du football sénégalais. Mais ce n’est pas
surprenant. On s’y attendait, c’est une décision murie, dans l’air
depuis un moment. Il est venu en mode superpuissance à cette CAN
pour en faire une exceptionnelle. La preuve, il s’est préparé
mentalement et physiquement pour jouer 90 minutes par match.
[…] Tout le monde est en phase pour lui offrir cette belle
sortie. »
Une retraite internationale controversée
Joueur d’Al-Nassr en Arabie saoudite, Sadio Mané reste décisif à
l’échelle internationale. Témoins ses deux buts et trois passes
décisives jusqu’alors dans cette CAN. Aussi le sélectionneur
national Pape Thiaw ne se résout-il pas à laisser sa vedette
prendre sa retraite. « La décision ne lui appartient pas. Le
peuple veut le voir continuer et je pense qu’il a pris une décision
à chaud. Le pays n’est pas d’accord et en tant que sélectionneur,
je ne suis pas d’accord… »
Devant la presse samedi, le technicien sénégalais a insisté: «
On veut le garder le plus longtemps possible. Il représente
l’Afrique, il représente le monde. On a besoin de ce genre de
personnes dans cette vie, dans ce monde grâce à son humilité, son
éducation. Et comment il mouille le maillot du Sénégal… Il a donné
sa vie pour qu’on gagne cette première étoile en 2022 (à la
CAN 2021, ndlr). Est-ce qu’on a envie de le voir partir ? Moi
non ! »




