La Laver Cup s’est taillé une place à part dans le calendrier du tennis, en transformant de féroces adversaires individuels en coéquipiers sur le banc. Malgré sa popularité croissante, les organisateurs du tournoi n’ont toutefois pas l’intention de modifier sa formule de base — notamment en y ajoutant un tableau féminin.
Lors d’une conférence de presse, les directeurs généraux de la Laver Cup, Tony Godsick et Steve Zacks, ont fermement écarté l’idée d’introduire une épreuve féminine au sein de l’événement.
« Pourquoi changer quelque chose qui fonctionne déjà bien ? » a déclaré Tony Godsick, interrogé sur la possibilité d’une édition féminine. « Il s’agit d’un événement masculin, mais des compétitions mixtes existent déjà avec la United Cup, la Hopman Cup et World TeamTennis. Le format mixte est déjà une réalité. »
Tony Godsick a reconnu que la Laver Cup s’inspirait largement de la Ryder Cup de golf, tout en soulignant qu’il n’était pas question de bouleverser une structure qui s’approche de son dixième anniversaire. « Nous ne prévoyons pas de changer le format ni la composition des équipes, a-t-il ajouté. Il y a toujours une marge de progression, mais nous nous concentrons sur l’exécution et les détails. »
Une ambiance de vestiaire unique sur le circuit
Une partie de l’attrait du tournoi tient à l’atmosphère collective, rare dans un sport individuel où les joueurs évoluent généralement de manière isolée.
« Chaque joueur participe pour une raison différente, mais voir des rivaux devenir coéquipiers, c’est le cœur de l’événement, a expliqué Tony Godsick. Aucune autre compétition ne leur offre la possibilité de partager une équipe avec les athlètes qu’ils affrontent durant 51 semaines de l’année. »
Au-delà de la compétition, les organisateurs accordent une attention particulière à l’ambiance familiale du tournoi. Tony Godsick a notamment évoqué les repas pris en coulisses par les familles de plusieurs générations des joueurs, ainsi que la possibilité pour les stars de se produire dans des salles de spectacle prestigieuses. Même Carlos Alcaraz, sept fois vainqueur en Grand Chelem, n’avait jamais disputé de match dans l’O2 Arena de Londres avant sa participation à la Laver Cup.
Le défi de nouveaux marchés
À l’avenir, les dirigeants restent ouverts à l’idée d’emmener la Laver Cup vers de nouveaux territoires, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Mais les obstacles logistiques et financiers demeurent importants.
L’organisation de cet événement en salle nécessite des enceintes ultramodernes, dotées d’une capacité d’accueil considérable et situées dans des villes répondant aux exigences commerciales des 25 partenaires corporatifs du tournoi.
« Nous aimerions beaucoup organiser la Laver Cup en Afrique et en Amérique du Sud, mais nous avons besoin d’une salle couverte capable d’accueillir le tournoi sur une période précise, tout en répondant à l’ensemble des exigences techniques, a reconnu Tony Godsick. Cela ne me dérange pas d’investir ou d’essuyer des pertes au départ, mais les coûts finissent par devenir intenables. Nous évaluons de nouvelles enceintes partout dans le monde, dans l’espoir d’atteindre ces marchés lorsque les infrastructures adéquates seront disponibles. »




