Privé d’Amine Gouiri pour défier le Burundi mardi dans les éliminatoires de la CAN 2027, le sélectionneur algérien Brahim Hemdani dispose de très peu d’options convaincantes pour occuper la pointe de l’attaque algérienne.
La blessure musculaire contractée par Amine Gouiri contre la Zambie (3-1) oblige déjà Brahim Hemdani à revoir ses plans. Libéré du rassemblement après avoir passé des examens, l’attaquant manquera le déplacement de mardi au Burundi ainsi que l’amical contre le Niger.
Son absence pose une question immédiate : qui doit conduire l’attaque des Verts à Bujumbura ? Gouiri n’est lui-même pas un véritable numéro 9, mais les solutions derrière lui sont encore moins évidentes.
Chiakha, le choix le plus logique pour remplacer Gouiri
Entré après seulement vingt minutes contre la Zambie, Amin Chiakha devrait partir avec une longueur d’avance. Le jeune attaquant de Rosenborg n’a pas livré une prestation éclatante, mais son activité et ses déplacements ont participé à l’amélioration progressive du jeu algérien, notamment sur l’action du deuxième but.
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Sorti prématurément face à la Zambie, Amine Gouiri ne poursuivra pas le rassemblement avec l’équipe nationale. L’attaquant de l’Olympique de Marseille a passé des examens qui ont confirmé une atteinte musculaire, poussant le staff des Verts à le libérer… pic.twitter.com/c05cbxu9a0— DZfoot (@DZfoot) September 26, 2026
À 20 ans, il manque encore de puissance et d’expérience. Mais son retour chez les Verts répondait justement au manque d’efficacité identifié au poste d’avant-centre. Le titulariser au Burundi, sur synthétique et sous la chaleur de l’après-midi, constituerait un vrai test. Face à un adversaire à la portée de l’Algérie, le contexte s’y prête quand même pour l’évaluer (enfin) comme membre du onze rentrant.
Dans le cas contraire, Monsef Bakrar représente l’alternative naturelle. Désormais à Al-Ahly, l’ancien attaquant de Dinamo Zagreb reste toutefois sur une CAN décevante et n’a jamais totalement convaincu en sélection.
Hemdani pourrait aussi recentrer Mohamed Amoura. Sa vitesse offrirait une menace considérable dans la profondeur, mais l’expérience tentée notamment contre le Soudan lors de la dernière CAN n’avait pas été concluante. L’attaquant semble plus à l’aise lorsqu’il part d’un côté ou tourne autour d’un point d’appui.
Le numéro neuf de l’Algérie : un problème qui dépasse le match du Burundi
L’hésitation vient de plus loin. Depuis la retraite d’Islam Slimani et la mise à l’écart de Baghdad Bounedjah, aucun avant-centre n’a réellement pris le relais.
Même dans le championnat local, Aymen Mahious, déjà testé sans convaincre, ou le jeune Mohamed El Amine Ramdaoui n’apparaissent pas encore comme des solutions immédiates. L’Algérie dispose de nombreux attaquants mobiles et techniques, mais pas d’un numéro 9 incontestable capable à la fois de fixer les centraux et de terminer régulièrement les actions.
Que pensez vous de ce XI titulaire de l’Algérie face au Burundi le 29 septembre sachant que Amine Gouiri et que Rayan Aït-Nouri ne sont plus du rassemblement ?#LesVerts #123VivaLAlgerie #teamdz pic.twitter.com/vGHNypmLYa
— Histo (@HISTO_OFF) September 27, 2026
La CAN 2027 laisse encore du temps pour faire émerger une solution. Dès mardi, Chiakha aura néanmoins une occasion rare : débuter un match officiel dans l’axe et montrer qu’il peut être davantage qu’une option de complément. À Bujumbura, Hemdani ne cherchera donc pas seulement le remplaçant de Gouiri pour un match. Il pourrait commencer à trouver une réponse à un problème beaucoup plus ancien.




