Célébrée à Phoenix depuis plusieurs jours, Diana Taurasi a vu son numéro 3 être retiré à la mi-temps du match entre le Mercury et le Fire. En marge de cette cérémonie, la triple championne WNBA avait tenu un discours lors de l’inauguration d’un terrain de basket portant son nom où elle avouait avoir conservé son instinct de compétitrice plusieurs mois après sa retraite. Ce retrait de maillot lui a ainsi permis de tirer un trait sur sa carrière de joueuse.
«Ce soir, j’ai l’impression que c’est la fin et le début de tellement de choses dans ma vie. Je ne savais pas si j’allais enfiler mon maillot et jouer, s’il s’agissait de mes funérailles ou d’une fête. J’ai fini par comprendre que c’était tout à la fois et c’est incroyable. Quand votre numéro monte au plafond, vous ne pouvez plus l’utiliser. Donc si j’avais encore un peu de compétitivité en moi, elle rejoint le plafond avec mon numéro et je me sens très bien avec ça», avoue-t-elle.
Le Mercury ne s’est pas contenté de retirer le numéro 3 de Diana Taurasi à la mi-temps du match remporté par le Fire. Pour honorer la meilleure joueuse de son histoire, la franchise de Phoenix a organisé une cérémonie de plus d’une heure après la rencontre. La double MVP a pu recevoir des hommages de légendes du jeu comme Sue Bird, Lisa Leslie ou encore A’ja Wilson.
Ensuite, ce sont vingt anciennes coéquipières de Diana Taurasi, une pour chaque saison qu’elle a passée dans la Ligue, qui se sont rassemblées au centre du Mortgage Matchup Center avec une rose blanche à la main.
Diana Taurasi rend hommage à sa famille
S’en est alors suivie une série de discours et d’hommages que ce soit de la part des fans du Mercury ou des proches de Diana Taurasi, dont sa femme Penny Taylor.
«Elle a travaillé plus dur que vous ne pouvez l’imaginer, chaque jour et chaque nuit», raconte Penny Taylor qui a évolué avec Diana Taurasi en 2016. «Elle a travaillé pour ajouter une nouvelle arme à son arsenal chaque année. Elle adorait le travail et elle n’a jamais pris de raccourci. Il faut apprendre à travailler dur et la clé, c’est la discipline. Elle l’a hérité de ses parents.»
Pour boucler la soirée, la star de la soirée a pris la parole et elle a rendu hommage à sa famille qui a quitté l’Argentine pour les États-Unis.
«Ma mère et mon père ne sont pas juste venus dans ce pays. Ils sont venus et ils ont travaillé pour nous offrir une meilleure vie», souligne Diana Taurasi. «Peu importe d’où vous venez, cela n’a pas d’importance, la vie est injuste. Ils disaient toujours que la vie était un jeu d’échecs, mais ce n’est pas le cas. Nous ne jouons pas tous avec les mêmes pièces. Il ne faut pas laisser ces lacunes nous abattre.»




