Atlanta devra encore attendre pour savourer la première victoire en WNBA Finals de son histoire. Sweepé en 2010, 2011 et 2013, le Dream a touché du doigt ce qui aurait été un exploit dans ce Game 1 sur le parquet des Valkyries.
À l’arrivée, les joueuses de Karl Smesko ont de quoi nourrir des regrets, après avoir longtemps tenu tête à Golden State, qui a dû batailler jusqu’aux dernières secondes pour s’imposer.
Pendant 37 minutes, la franchise de Géorgie a fait mieux que résister alors qu’on lui promettait l’enfer. Il s’en est fallu de peu pour que le match ne bascule définitivement de son côté, jusqu’à ce que le sang-froid de Gabby Williams et l’ultime rebond défensif de Kaila Charles ne finissent par faire la différence.
Motivées pour le Game 2
« On était tout proche. C’est pour ça que ça fait un peu mal, mais ça nous motive aussi », a résumé Karl Smesko. « C’est le match que tout le monde attendait, entre deux équipes qui se sont battues autant qu’elles ont pu. Malheureusement, on a un mauvais quart-temps en défense, durant lequel on a connu quelques temps faibles, et un dernier mauvais quart-temps en attaque, où on a perdu des ballons et la qualité de tirs qu’on voulait. »
« Mais je suis fier de l’effort produit par notre équipe. J’aime la façon dont on a géré les choses. Maintenant, on va juste revoir le match à la vidéo, faire quelques ajustements, et revenir pour nous battre à nouveau, aussi dur qu’on pourra. Parce qu’on veut quitter le Game 2 avec la victoire. »
Même si le final n’a pas été très bien géré, Karl Smesko n’a pas grand-chose à reprocher à ses joueuses tant il s’en est fallu de peu. Il a notamment rappelé que Kaitlyn Chen avait inscrit un 3-points chanceux avec l’aide de la planche en première mi-temps. Trois petits points qui font toute la différence au final et qui viennent rappeler à quel point les débats ont été serrés.
« Certaines situations de tir ont été bonnes. D’autres ont été bien défendues à des moments où on arrivait en fin de possession. Mais on a eu quelques occasions que je qualifierais de bonnes, mais qui n’ont tout simplement pas abouti. Naz Hillmon a eu une bonne position de tir à 3-points. Rhyne Howard aussi. Si on avait scoré sur l’une ou l’autre, on ne serait pas en train de parler des erreurs qu’on a commises », a-t-il rappelé.
Angel Reese oubliée, Gabby Williams déchaînée
Si le match s’est effectivement joué à un rien, on peut aussi regretter que le Dream n’ait pas davantage trouvé Angel Reese, pourtant dominante dans le premier quart-temps avec 11 points. L’intérieure a progressivement perdu de son influence par la suite, terminant à seulement 14 points et 12 rebonds.
Un contraste saisissant puisque, après avoir inscrit 11 points dans les dix premières minutes, elle n’en a ajouté que trois lors des trois quart-temps suivants. Atlanta n’a pas suffisamment réussi à exploiter cet avantage offensif, tandis que la défense des Valkyries s’est adaptée.
Aux côtés de Kiah Stokes et de ses 4 contres, Laeticia Amihere s’est aussi distinguée en prenant le dessus face à l’intérieure d’Atlanta en deuxième mi-temps. Mais Angel Reese s’en veut d’abord à elle-même.
« Je ne pense pas qu’elles aient fait quelque chose de particulier. Peut-être que c’est juste moi. Je n’ai pas été assez agressive avec le ballon, à demander le ballon et à aller dans mes zones préférentielles. Il faudra clairement faire un meilleur travail au prochain match », a-t-elle confié.
Enfin, même si Atlanta n’est pas la première équipe à subir ses coups d’éclat, le Dream devra également trouver le moyen de mieux contenir, ou au moins ralentir, Gabby Williams, meilleure marqueuse du match avec 26 points et décisive dans le « money-time » avec son 6/6 aux lancers-francs.
L’internationale française n’est pas « l’une des meilleures joueuses du monde » par hasard, comme n’a pas manqué de le souligner sa coach, Natalie Nakase. Sa capacité à créer son propre tir et à attaquer le cercle représentera encore un défi majeur pour Karl Smesko lors du Game 2, dès demain soir.
« C’est une super attaquante, qui sait aussi tirer à 3-points en sortie de dribble. Elle met clairement beaucoup de pression sur ta défense. Je trouve qu’elle a fait une super première mi-temps. On a un peu mieux défendu sur elle en deuxième mi-temps, mais il y a eu quelques coups de mou, où on l’a laissée finir au cercle. On a hâte de pouvoir corriger ces choses et de jouer dans le Game 2. »














