Lors de son média day, Novak a tout de suite été interrogé sur le mouvement autour de l’idée d’un boycott. Le Serbe qui a roulé sa bosse et qui a tout entrepris pour changer les choses a expliqué qu’il soutenait la démarche de ses collègues tout en dressant un bilan amer de ce qu’il a vécu.
« Il faut aussi souligner que le monopole qui règne dans notre sport est très fort. Si l’on remonte à la création de l’ATP, par exemple, au début des années 90 ou à la fin des années 80, le tennis a beaucoup évolué, mais certains aspects de sa structure sont restés inchangés. Les joueurs au sein du conseil des joueurs n’ont absolument aucun pouvoir. J’en ai fait l’expérience. J’ai été président du conseil pendant de nombreuses années. On pourrait croire publiquement qu’il existe un certain pouvoir grâce à l’élection d’un représentant des joueurs, mais ensuite, il y a un conseil d’administration ; toute la structure est conçue de telle sorte que les joueurs ne peuvent tout simplement pas obtenir ce qu’ils veulent. C’est pourquoi les meilleurs joueurs se réunissent et tentent de négocier directement avec les grands noms du chelem, ce qui me semble être la bonne solution. Il faut essayer de trouver des moyens d’y trouver son compte »




