Après avoir validé plus tôt dans la saison la profonde refonte des compétitions masculines à compter de la saison 2026/2027, l’European Handball Federation a confirmé ce vendredi l’évolution du format de ses compétitions féminines. Une réforme qui entrera en vigueur un an plus tard, lors de la saison 2027/2028, et qui rapproche progressivement le modèle féminin de celui adopté chez les hommes.
L’EHF poursuit son chantier de modernisation des compétitions européennes. En marge du Final 4 de Cologne, le comité exécutif a validé un nouveau système pour la Ligue des Champions et la Ligue Européenne féminines. Si le nombre de participants reste inchangé en Ligue des Champions, l’organisation de la compétition sera largement revue.
Une Ligue des Champions à 16 clubs mais avec quatre groupes
À partir de 2027/2028, la Ligue des Champions féminine conservera ses 16 équipes, mais celles-ci seront réparties dans quatre groupes de quatre formations, contre deux groupes de huit actuellement.
À l’issue de cette première phase, les trois premiers de chaque poule accéderont à un tour principal. Les douze équipes qualifiées seront alors réparties dans deux groupes de six. Les quatre meilleures de chaque groupe décrocheront leur billet pour les quarts de finale, avant la traditionnelle phase finale qui s’achèvera par l’EHF FINAL4.
Cette évolution doit permettre d’augmenter l’enjeu des rencontres dès la phase de groupes tout en rapprochant progressivement la compétition féminine du futur modèle masculin.
Une Ligue Européenne renforcée et sans tours de qualification
La Ligue Européenne féminine connaîtra également une transformation importante. La compétition réunira 24 équipes réparties dans six groupes de quatre clubs, contre quatre actuellement. Les deux premiers de chaque groupe se qualifieront directement pour les huitièmes de finale. Ils seront rejoints par quatre équipes reversées de la Ligue des Champions : les derniers de chacun des quatre groupes de la phase initiale.
Autre changement notable, les tours de qualification disparaîtront. Les 24 clubs engagés intégreront directement la phase de groupes, une mesure qui doit renforcer la lisibilité de la compétition et offrir davantage de visibilité aux équipes participantes.
Vers une Ligue des Champions féminine à 24 équipes ?
Cette réforme n’est toutefois qu’une étape intermédiaire dans la vision portée par l’EHF. L’instance européenne a en effet confirmé son ambition d’aligner à terme le format féminin sur celui des hommes, qui passera à 24 clubs dès la saison 2026/2027.
L’objectif affiché est double : élargir progressivement l’élite européenne tout en renforçant le niveau et l’attractivité de la Ligue Européenne. En densifiant les compétitions continentales, l’EHF espère favoriser le développement des clubs issus des nations intermédiaires et offrir davantage d’opportunités de confrontation au plus haut niveau.
Pour les clubs français cette réforme pourrait modifier les conditions d’accession aux Coupes d’Europe à compter de la saison 2027/2028. Actuellement, deux places sont désormais réservées en Ligue des Champions pour les deux premiers de LBE et trois places (dont une wildcard) en Ligue Européenne pour les équipes suivantes. La saison prochaine, Dijon est également invité à participer à la Ligues Européenne, en tant que vainqueur de la compétition, augmentant ainsi la représentativité des clubs tricolores sur la scène continentale.
À moyen terme, cette réforme pourrait également ouvrir la porte à un plus grand nombre de représentants dans l’élite européenne, si le projet d’une Ligue des Champions féminine à 24 équipes venait à se concrétiser.




