Une semaine après sa défaite en Allemagne, le HBC Nantes a pris une éclatante revanche devant son public (33-25). Portés par une défense de fer et un Christoffer Bonde impérial, les Nantais empochent les deux points et récupèrent le goal-average particulier face à Melsungen.
Le « H » se nourrit de ces matchs. Lorsque I’m Shipping Up to Boston retentit dans les travées de la H Arena, Thibaud Briet et consorts se transcendent. Après un revers en Allemagne (23-28) qui a laissé des séquelles, la défense nantaise se montre agressive d’entrée et met en difficulté Melsungen peu créatifs. L’attaque, elle, se montre moins percutante lors des dix premières minutes, mettant en chauffe Nebojša Simić (5-5, 12′).
Christoffer Bonde, harangué par les Ultr’H, ferme boutique pendant sept minutes, permettant aux siens de profiter de buts faciles en montée de balle et de creuser un premier écart (9-5, 17′). Melsungen est méconnaissable, absent en attaque et apathique en défense, et paie très cher l’addition (13-6, 24′). Alors que Nantes est dans un temps fort, Ihor Turchenko voit rouge après une intervention défensive mal contrôlée. Au terme d’une première période plus que positive, notamment défensivement, les Nantais regagnent les vestiaires avec une confortable avance (17-10, mi-temps).

Nantes en patron, Ovniček en magicien
La mi-temps a fait redescendre la température en Loire-Atlantique. Les Nantais ont laissé aux vestiaires la fougue de la première période, concentrant leur jeu dans l’axe et répétant des actions que l’on avait trop souvent aperçues la semaine dernière. Les Allemands recollent quelque peu en proposant davantage de travail préparatoire, permettant à Johannes Golla d’entrer pleinement dans sa rencontre (22-17, 40′).
Nantes remet la marche avant grâce à Ayoub Abdi, qui lance sa campagne européenne en se jetant dans les intervalles (25-18, 45′). En manque de rotations, les Allemands commencent à fatiguer, à l’image d’Aaron Mensing, qui donne tout depuis le début de la rencontre. Melsungen laisse également filer de précieuses munitions, notamment sur des pertes de balle sur du jeu à 7 (30-23, 55′). Rok Ovniček se transforme en magicien, alternant feintes de passe, cartouches à neuf mètres et buts dans des trous de souris. Avec un Christoffer Bonde taille patron et des Nantais appliqués, le « H » vient à bout d’Allemands qui n’auront tenu la dragée haute qu’une dizaine de minutes (33-25). Nantes rafle tout : les deux points et le goal-average particulier aux Allemands. Place désormais à la réception du Vardar, avec, en cas de victoire, une place parmi les deux premiers du groupe assurée.
Ilann Thuel














