La NBA avait beau anticiper, LeBron James lui a tout de même donné quelques sueurs froides cet été. En annonçant le 24 juillet son choix de rejoindre les Sixers pour son ultime défi, le « King » a obligé la ligue à revoir une partie de ses plans.
« Ce n’était pas différent parce qu’il s’agissait de LeBron James. La différence, c’était simplement le timing », explique Evan Wasch, vice-président de la NBA chargé de la stratégie et du développement du basket. « De mémoire, nous n’avions jamais eu le cas d’une superstar changeant d’équipe aussi tard, disons fin juillet. »
À ce moment-là, la confection du calendrier était déjà bien avancée. Or le départ de LeBron James de Los Angeles vers Philadelphie a immédiatement créé de nouvelles affiches à mettre en valeur.
Un effet domino sur tout le calendrier
« Quand Philadelphie va-t-il jouer chez les Lakers pour ce qu’on appelle le match du retour de LeBron ? », prend pour exemple Evan Wasch. « Nous organisons les road-trips autour de ces déplacements à travers le pays, ce qui détermine quand Philadelphie va partir sur la côte Ouest. Et cela a ensuite un effet domino sur le reste du calendrier télévisé, puis sur l’ensemble du calendrier. »
La NBA a finalement placé ce Lakers – Sixers le 25 décembre, au cœur du programme de Noël.
Établir les 1 230 rencontres sur environ 180 soirées ressemble, selon Evan Wasch, au « plus grand problème mathématique du monde ». La NBA travaille avec plus de 3 000 contraintes, entre les « back-to-backs », les déplacements, la santé des joueurs, les besoins des franchises et ceux des diffuseurs.
D’où les précautions prises pendant l’attente de LeBron James. « Nous faisions tourner différents scénarios pour anticiper toutes les issues possibles », révèle Evan Wasch. « Mais recevoir une information comme celle-là aussi tard dans le processus constitue forcément une perturbation. »




