Le Comex de la Fédération
française de football a tranché ce jeudi, abandonnant les Girondins
de Bordeaux à leur triste sort.
Cette fois, la messe semble dite pour les Girondins de Bordeaux.
Alors que la ministre des Sports même, Marina Ferrari,
en appelait cette semaine au président Philippe Diallo
pour reconsidérer le dossier d’un FCGB exclu des championnats
nationaux sur décision initiale de la Direction nationale du
contrôle de gestion (DNCG) mi-juillet, la Fédération française de
football (FFF) a bien acté ce jeudi cet état de fait.
Quelques jours après une réunion sollicitée par les nouveaux
investisseurs du club avec l’appui du président du District de
Gironde, Alexandre Gougnard – sans grand enthousiasme parmi les 27
membres du comité exécutif, ledit Comex n’a pas daigné réexaminer
le cas bordelais, se rangeant donc à l’avis premier de la DNCG. Une
attitude déjà adoptée par le Comité national olympique du sport
français (CNOSF) et le tribunal administratif de Paris.
Des mensonges dénoncés par la FFF
« Pour répondre à la sollicitation ministérielle, la FFF
s’est rangée à un avis juridique du cabinet d’avocats Gide. Il lui
a été dit qu’aucune voie sécurisée dans les règlements fédéraux
n’existait pour rouvrir le dossier », souligne L’Equipe ce
jeudi soir. Autrement dit, c’est bien en Régional 1 – le sixième
échelon du football français – que les Girondins sont invités à
rattraper d’ores et déjà leur retard. Le championnat ayant
officiellement débuté le week-end dernier.
« La FFF est là pour faire respecter l’équité et l’égalité
de traitement entre clubs qu’ils soient gros ou petits,
insiste-t-on du côté de la fédération. Réintégrer Bordeaux
aurait été le fait du prince et aurait signifié la fin de la
crédibilité de la DNCG qui est indépendante et de nos
règlements. » La FFF ajoute disposer seulement à ce jour de «
documents légers » quant au plan de reprise ses nouveaux
actionnaires, soulignant du reste que « beaucoup de mensonges
ont été dits dans ce dossier ».




