Clément Turpin était à la tribune
ce lundi au siège de la Fédération française de football (FFF) pour
les 20 ans de la loi Lamour.
La loi Lamour, du nom de l’ancien ministre de la Jeunesse, des
Sports et de la Vie associative entre 2004 et 2007, Jean-François
Lamour, fêtait ses 20 ans ce lundi au siège de la FFF. A l’époque,
cette loi avait défini les contours de l’arbitrage professionnel en
France tel qu’on le connait aujourd’hui, en réaffirmant son
indépendance et sa mission de service publique tout en clarifiant
son régime fiscal notamment.
A cette occasion, nombreux étaient les arbitres conviés autour
de l’ex-ministre et du président de la Fédération française de
football Philippe Diallo. Parmi lesquels un Clément Turpin sacré
meilleur arbitre du monde par la Fédération internationale
d’histoire et de statistiques du football (IFFHS) en 2025 et ainsi
honoré ce lundi soir dans le 15e arrondissement de
Paris.
« Oser faire ce que les autres n’osent pas faire »
« Je voudrais partager ce trophée avec Nicolas Danos et
Benjamin Pagès, mes deux assistants, qui m’ont accompagné durant
toute cette saison, dixit l’intéressé lors de son discours à
la tribune. Ensuite, je voudrais remercier et saluer – certains
sont dans la salle – les 25 082 arbitres de football qui
aujourd’hui permettent à des milliers de jeunes et de moins jeunes
d’exprimer leur passion en compétition. Vous l’avez très bien dit
président (Philippe Diallo, ndlr), ce sont des gens qui
sont engagés et tellement passionnés. Nous, les arbitres de haut
niveau, on vient de là-bas. Ce trophée vous appartient aussi.
»
Ainsi relayé par L’Equipe, Clément Turpin a ensuite ajouté: «
Au cours de toutes ces années, on m’a souvent demandé:
« C’est quoi Clément, pour toi, la définition d’un arbitre
? » Aujourd’hui, cette définition, en tout cas la mienne, est
la suivante: les arbitres, ce sont des hommes et des femmes qui
osent faire ce que les autres n’oseraient pas faire. Alors monsieur
le ministre (Jean-François Lamour, ndlr), merci, il y a 20
ans, d’avoir osé faire ce que d’autres n’avaient pas osé faire.
Merci, monsieur le ministre, il y a 20 ans, de tout simplement
avoir été finalement un arbitre. Merci à vous. »













