Le débat sur le format au meilleur des cinq sets dans les tournois du Grand Chelem continue de diviser.
Frances Tiafoe, qui a atteint la semaine dernière sa troisième demi-finale à l’US Open, a défendu le format traditionnel, estimant qu’il constitue une composante essentielle du tennis.
FOE-NOMENAL
From two sets and a break down, and then a break down in the fifth, Frances Tiafoe defeats Michelsen 5-7, 3-6, 7-5, 6-3, 7-6! pic.twitter.com/8PMMeQ0ETh
— US Open Tennis (@usopen) September 8, 2026
Le format au meilleur des cinq sets a offert d’innombrables batailles mémorables au fil des années. Frances Tiafoe en a lui-même livré une face à Alex Michelsen à Flushing Meadows, les deux compatriotes s’étant disputé la victoire pendant près de cinq heures, jusqu’au bout du suspense.
Le format classique au meilleur des trois sets ne peut pas reproduire une telle intensité ni les mêmes émotions, même si nombreux sont ceux qui aimeraient le voir également adopté dans les tournois du Grand Chelem. L’ancien joueur britannique John Lloyd est de ceux-là.
Il s’oppose fermement à l’opinion de Frances Tiafoe et a livré une réponse particulièrement directe à l’Américain, remettant en cause l’idée selon laquelle une modification du format porterait atteinte au prestige des plus grands rendez-vous du calendrier.
Pour Lloyd, le prestige des Grands Chelems ne serait pas menacé
Le Britannique estime que les tournois du Grand Chelem conserveraient toute leur importance même si leurs matches se disputaient un jour au meilleur des trois sets. Une position qui peut sembler difficile à comprendre.
L’ancien joueur soutient que le prestige de ces événements repose sur bien davantage que le nombre de sets disputés. Selon lui, les supporters finiraient par s’adapter à un nouveau format et cesseraient de regretter l’ancien système au meilleur des cinq sets, en vigueur depuis 1877 !
Il a ensuite précisé sa position, affirmant qu’un changement ne réduirait pas l’importance des Grands Chelems et que le public pourrait rapidement s’y habituer.
Les batailles en cinq sets, au cœur de la tradition du tennis
Cette discussion concerne l’une des différences les plus emblématiques entre le tennis des Grands Chelems et le reste du circuit ATP. Les matches en cinq sets ont donné naissance à certains des moments les plus spectaculaires de l’histoire du sport, obligeant les joueurs à surmonter des épreuves physiques et mentales prolongées.
Les défenseurs de ce format, parmi lesquels Frances Tiafoe, considèrent cette difficulté comme une composante essentielle de ce qui rend les tournois du Grand Chelem si particuliers. Sans le meilleur des cinq sets, nous n’aurions pas assisté au thriller entre Carlos Alcaraz et Ben Shelton sur le court Arthur-Ashe, achevé à 3 h 33 du matin.
À contre-courant de la majorité des fans et des joueurs de tennis, John Lloyd voit les choses autrement. À ses yeux, une modification du format n’effacerait pas nécessairement l’importance ni l’héritage des quatre tournois du Grand Chelem.
Pourtant, rien ne serait plus vraiment pareil : les Grands Chelems se rapprocheraient de tournois Masters 1000 disputés sur deux semaines, à ceci près que les têtes de série ne bénéficieraient pas d’une exemption au premier tour.
Pour l’heure, nous continuerons donc à profiter de ce bon vieux format, aucun tournoi du Grand Chelem n’ayant encore osé prendre l’initiative d’un changement.
« Même si j’apprécie vraiment Frances, il raconte absolument n’importe quoi. Cela ne diminuera en aucun cas la valeur des tournois du Grand Chelem. En réalité, après un an ou deux, les gens auront même oublié que nous jouions autrefois au meilleur des cinq sets », a déclaré John Lloyd.




