Pour sa première titularisation de la saison, Joan Beringer ne pouvait imaginer mission plus compliquée. Car en l’absence de Rudy Gobert, touché au dos, le jeune Français a dû se coltiner Victor Wembanyama…
Le résultat a été brutal. Avec 43 points à 17/34 aux tirs, 7 rebonds, 4 passes décisives et 6 contres, « Wemby » a conduit San Antonio à la victoire face à Minnesota (121-111). Joan Beringer n’a pourtant pas démérité, disputant 34 minutes pour 12 points, 6 rebonds, 2 passes et une interception.
Une prestation plutôt honorable sur le plan statistique, mais que l’ancien Strasbourgeois a eu beaucoup de mal à apprécier après la rencontre. « C’était difficile pour moi », reconnaît-il. « Je dois simplement faire mieux, franchement. Ce qui me frustre le plus, c’est de ne pas avoir réussi à l’arrêter. »
« Il est juste différent »
Face aux qualités uniques de Victor Wembanyama, Joan Beringer a essayé d’utiliser sa puissance et son énergie. Mais son compatriote l’a attaqué de toutes les manières possibles : près du cercle, sur alley-oop, en transition et derrière la ligne à 3-points. Comme l’a expliqué Wemby après la rencontre, les Wolves ont rarement envoyé un deuxième défenseur sur lui, lui laissant tout le loisir d’exploiter les duels individuels.
« Il est tellement long et habile », constate le pivot des Wolves, qui a toutefois reçu les compliments de son adversaire. « Il est simplement différent. Je pense quand même qu’on peut avoir un impact sur lui en étant physique et en jouant très dur. Mais c’est quelque chose que je n’ai pas vraiment réussi à faire aujourd’hui. »
Joan Beringer a notamment été débordé par « Wemby » sur un dunk au début du quatrième quart-temps. Il a aussi subi son dernier panier primé, inscrit dans le corner pour donner un avantage décisif aux Spurs.
Le jeune intérieur n’a pourtant jamais renoncé. Son alley-oop et son activité défensive ont notamment participé au retour des Wolves, capables de revenir à quatre points après avoir compté treize longueurs de retard.
Chris Finch retient le combat
Malgré les difficultés de son joueur, Chris Finch s’est montré beaucoup moins sévère dans son analyse.
« Il s’est battu », résume l’entraîneur de Minnesota. « Il avait énormément de travail, c’est évident, mais il a résisté et réalisé de bonnes choses. »
Le technicien a apprécié la manière dont Joan Beringer a géré ses fautes. Il a terminé la rencontre avec cinq fautes personnelles, sans être exclu, alors que Minnesota était privé d’Anthony Edwards et Rudy Gobert.
Face à un adversaire aussi atypique, le défi ne se limitait d’ailleurs pas à contenir ses attaques. Il fallait aussi trouver la bonne distance, résister physiquement sans commettre de faute et gérer les changements de rythme d’un joueur capable de sanctionner aussi bien près du cercle qu’à longue distance.
« C’est une bonne situation pour son apprentissage », estime Chris Finch. « Il a participé à un match disputé jusqu’au bout et il a bien géré malgré ses fautes. »
| Joan Beringer | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2025-26 | MIN | 40 | 7.9 | 66.3 | 0.0 | 70.3 | 1.1 | 1.2 | 2.3 | 0.3 | 1.2 | 0.2 | 0.3 | 0.7 | 3.9 |
| 2026-27 | MIN | 7 | 18.7 | 60.6 | 0.0 | 71.4 | 3.4 | 3.4 | 6.9 | 0.7 | 1.9 | 0.3 | 0.6 | 0.6 | 7.1 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.














