Avec sa claquette déjà légendaire, OG Anunoby a pris toute la lumière. Le Britannique a marqué l’histoire des Finals et des Knicks, alors que New York n’est plus qu’à une victoire d’un titre attendu depuis 1973. Mais derrière l’image forte du Game 4, Jalen Brunson continue d’avancer, avec ses 29.5 points de moyenne dans la série.
Sa quatrième manche, conclue avec 36 points à 12/25 au shoot, fut sa meilleure performance de ces Finals dans lesquels il est globalement maladroit (39.6% de réussite au tir dont 34.5% à 3-points). « C’est un candidat au titre de MVP », rappelle encore Mike Brown, qui a fait la promotion de son meneur pendant toute la saison régulière. « Je dis la même chose sur lui chaque match. Il fait ce qu’un MVP est censé faire, et il l’a encore fait. »
Avec 17 points en seconde période, l’All-Star a été au cœur de l’historique comeback des Knicks. C’est même lui qui a donné sa première avance de la rencontre à New York, à 105-104, en inscrivant cinq points de suite, dont un superbe tir primé au-dessus de Victor Wembanyama.
Il laisse les émotions aux autres
Dans les dernières secondes, il tentera encore de faire basculer la rencontre, mais sa lointaine tentative échouera. Un tir manqué qui deviendra pourtant une passe indirecte, puisqu’il ouvre la voie à la claquette d’OG Anunoby, alors que Victor Wembanyama et De’Aaron Fox ne sont pas en position pour protéger le rebond.
« Avec deux joueurs qui étaient sur moi, ça a permis de soulager la pression sous le cercle. Le rebond fut bon et OG a fait du OG, il a fait l’action décisive », , commente froidement Jalen Brunson, fidèle à son ton monocorde depuis le début de la série. Pas de grande déclaration, pas d’envolée, rarement autre chose que des formules sobres.
Le meneur des Knicks est en mission et refuse de personnaliser ses réponses, même alors qu’il est candidat au trophée de MVP des Finals. OG Anunoby l’est aussi, par sa régularité, son adresse et cette action promise à rester dans l’histoire. Mais lui non plus n’est pas du genre à s’épancher devant les journalistes. Les deux laissent les émotions à Mike Brown ou encore Karl-Anthony Towns.
« Je suis simplement heureux qu’on ait trouvé une manière de gagner. On a beaucoup à apprendre dans les prochains jours mais notre mentalité doit être qu’il y a 0-0. Ça l’a toujours été. Aller de l’avant avec cet état d’esprit est vraiment bénéfique. Il n’y a rien à fêter. Ce n’est pas terminé, loin de là », insiste Jalen Brunson.
Pas de célébration, pas de storytelling personnel : seulement une mission à terminer.
| Jalen Brunson | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2018-19 | DAL | 73 | 21:48 | 46.7 | 34.8 | 72.5 | 0.3 | 2.0 | 2.3 | 3.2 | 1.7 | 0.5 | 1.2 | 0.1 | 9.3 |
| 2019-20 | DAL | 57 | 17:56 | 46.6 | 35.8 | 81.3 | 0.4 | 2.0 | 2.4 | 3.3 | 1.3 | 0.4 | 1.2 | 0.1 | 8.2 |
| 2020-21 | DAL | 68 | 24:57 | 52.3 | 40.5 | 79.5 | 0.4 | 3.0 | 3.4 | 3.5 | 1.6 | 0.5 | 1.2 | 0.0 | 12.6 |
| 2021-22 | DAL | 79 | 31:57 | 50.2 | 37.3 | 84.0 | 0.5 | 3.4 | 3.9 | 4.8 | 1.9 | 0.8 | 1.6 | 0.0 | 16.3 |
| 2022-23 | NY | 68 | 34:59 | 49.1 | 41.6 | 82.9 | 0.6 | 3.0 | 3.5 | 6.2 | 2.2 | 0.9 | 2.1 | 0.2 | 24.0 |
| 2023-24 | NY | 77 | 35:24 | 47.9 | 40.1 | 84.7 | 0.6 | 3.1 | 3.6 | 6.7 | 1.9 | 0.9 | 2.4 | 0.2 | 28.7 |
| 2024-25 | NY | 65 | 35:24 | 48.8 | 38.3 | 82.1 | 0.4 | 2.5 | 2.9 | 7.3 | 2.1 | 0.9 | 2.5 | 0.1 | 26.0 |
| 2025-26 | NY | 74 | 35:00 | 46.7 | 36.9 | 84.1 | 0.4 | 2.9 | 3.3 | 6.8 | 2.3 | 0.8 | 2.4 | 0.1 | 26.0 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




