Jusqu’ici, le mandat de Tony Parker sur le banc villeurbannais n’avait pas connu le début espéré. Tant sur le plan administratif, le projet ayant pris du plomb dans l’aile, que sportif, avec quatre défaites en autant de matches amicaux, puis un nouveau revers face à Roanne en Supercoupe.
Opposée au Maccabi Tel-Aviv ce jeudi dans le cadre de la première journée d’Euroleague, l’ASVEL s’est rassurée au meilleur des moments (84-74). Devant leur public, des Rhodaniens « pas encore prêts » d’après TP lui-même ont pourtant trouvé les ressources pour s’imposer.
« C’est comme ça qu’on doit jouer tous les soirs »
Forcément, tout n’a pas été parfait dans l’exécution, avec notamment 15 ballons perdus, mais l’ASVEL a compensé avec son intensité et surtout une belle réussite extérieure. Dans le sillage d’un très bon Jae Crowder, meilleur marqueur de la soirée avec 19 points, dont un excellent 4/5 à 3-points, pour sa découverte de l’Euroleague.
« Je me sens bien, un peu fatigué », souriait l’ancien du Jazz après la rencontre. « Juste de voir le combat et ce qu’il nous a fallu pour gagner, ça me permet de voir comment on devra jouer tous les soirs en tant qu’équipe. Les gars ont joué très dur. Je suis très content qu’on lance notre saison avec cette victoire. »
La tâche n’a pourtant pas été simple face à un Maccabi très accrocheur, emmené par le Français Jaylen Hoard et ses 15 points à 7/11 au shoot. Dans le money-time, les Israéliens sont même revenus à deux points (62-60), mais l’adresse villeurbannaise, avec 16 paniers primés sur 34 tentatives, a permis à l’ASVEL de faire la différence.
« On a eu de la réussite, ça fait du bien et dans le basket, ça aide toujours », appréciait Tony Parker. « D’autant plus que nos fans ont répondu présent, il y avait une belle ambiance et les joueurs ont pu surfer sur ça. »
« Une victoire fondatrice »
Un résultat qui fait forcément beaucoup de bien, qui permet déjà de dissiper certains doutes apparus au cours des premières semaines du projet, mais surtout sur lequel le club peut désormais bâtir.
« Oui bien sûr, c’est une victoire fondatrice », acquiesce Tony Parker. « La première, c’est toujours la plus dure, surtout qu’on n’a pas eu de préparation, avec seulement deux ou trois entraînements avant d’affronter Roanne. On prend les matches comme de nouveaux entraînements. J’ai la chance d’avoir des joueurs qui sont impliqués et qui veulent bien faire. »
Des qualités essentielles pour répondre aux exigences d’un calendrier déjà très chargé. L’ASVEL se déplace à Cholet dimanche, avant d’enchaîner deux matches d’Euroleague face au Panathinaïkos mercredi puis à Valence.




