Carlos Alcaraz cherche toujours à retrouver le chemin de la compétition, après une blessure au poignet qui a interrompu son très bon début de saison 2026.
L’Espagnol s’est blessé au poignet droit lors de sa victoire au premier tour face à Otto Virtanen, au tournoi de Barcelone, en avril. Depuis, il n’a plus disputé le moindre match officiel. Cette blessure l’a contraint à renoncer à la suite de la saison sur terre battue, notamment à Roland-Garros, avant de déclarer également forfait pour Wimbledon. Plus récemment, Alcaraz a renoncé aux tournois de Montréal et de Cincinnati, alors que ce dernier avait initialement été envisagé comme une possible étape de reprise.
À défaut de compétition, le joueur de 23 ans progresse à l’entraînement. Lors de récentes séances à Murcie, il a travaillé différents aspects de son jeu tout en portant une protection compressive au bras droit. Mais la pratique reste très différente d’un retour direct au tennis au meilleur des cinq sets à l’US Open.
Greg Rusedski estime que le risque ne doit pas être pris à la légère.
Rusedski doute d’un retour à l’US Open
L’ancien numéro 1 britannique considère qu’Alcaraz devrait idéalement se tester sur un match plus court avant d’envisager un retour en Grand Chelem.
“I think it’s a big risk. I think you’ve got to come out of a two-out-of-three-set match to start because it’s one thing to practice, it’s another thing to play a match,” Rusedski said on the upcoming edition of his podcast.
Ancien finaliste de l’US Open, Rusedski a souligné que le tennis de compétition exigeait un niveau d’intensité différent, même lorsqu’un joueur s’est entraîné avec assiduité.
“The adrenaline in the body, going hell for leather, you always go up with your tennis about an extra five, ten per cent from what you do in practice, no matter how hard you train.
“Plus, there’s the nerves and the expectation. You’re not gonna bounce back and come in with a three-out-of-five set match. I would be shocked if he plays the US Open. To me, he had to play Cincinnati to have a chance to go to the Open.”
Rusedski s’attend donc à ce que le septuple champion en Grand Chelem fasse preuve de patience, plutôt que de risquer une nouvelle rechute.
“So I would be surprised. After the US Open, I think possibly we might see him back, or maybe not even till next year.
He’s not going to make the mistake with his risk. He doesn’t want to risk it. So I don’t see him still playing at the US Open, even though we’re seeing a lot of progress in his comeback.”
L’ancien numéro 4 mondial a également insisté sur l’importance croissante de la santé des joueurs sur le circuit ATP. Jannik Sinner est lui aussi confronté à un problème au genou, et Rusedski estime que les deux joueurs doivent éviter de forcer leur retour simplement parce qu’un tournoi du Grand Chelem approche.
La prudence reste de mise autour d’Alcaraz
Rusedski n’est pas le seul ancien joueur à émettre des doutes. Andy Roddick a récemment déclaré qu’il serait difficile pour Alcaraz de faire d’un Grand Chelem son premier tournoi depuis son absence, car un match du premier tour pourrait immédiatement se transformer en un test physique de quatre ou cinq heures. Le champion de l’US Open 2003 a expliqué qu’il serait surpris de voir l’Espagnol débarquer directement à New York sans passer par un tournoi de préparation.
Emilio Sanchez s’est montré légèrement plus optimiste. L’ancien numéro 7 mondial espagnol a indiqué qu’Alcaraz s’était entraîné à environ “55%” la semaine dernière, tout en estimant qu’une participation à l’US Open restait possible si le joueur retrouvait une condition physique proche de son meilleur niveau. Il a également reconnu que le jeune Espagnol était capable de surprendre une nouvelle fois.
Après une si longue absence, le retour d’Alcaraz suscite également beaucoup d’attentes chez les supporters. Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent généralement entre l’impatience de le revoir sur les courts et la crainte de le voir précipiter son retour après sa blessure au poignet. Certains fans soulignent que le simple fait de revenir sans douleur devrait déjà être considéré comme une progression, et que les attentes doivent être revues à la baisse après plusieurs mois sans compétition.
Pour l’instant, l’US Open reste la grande inconnue. Le tournoi débutera le 30 août, tandis que Winston-Salem constitue le dernier rendez-vous ATP où Alcaraz pourrait éventuellement retrouver le rythme de la compétition auparavant. Rien ne confirme toutefois sa présence en Caroline du Nord.
Après avoir manqué Roland-Garros et Wimbledon, la tentation de défendre son titre à l’US Open sera naturellement forte.
Il est toutefois difficile de déterminer avec certitude ce que Carlos peut accomplir aujourd’hui et s’il a totalement récupéré après plusieurs mois d’arrêt. L’Espagnol nous a habitués à des performances de très haut niveau, si bien que beaucoup s’attendent à le voir retrouver immédiatement son rythme et redevenir une figure dominante du circuit dès son retour.
Depuis plusieurs mois, le joueur de 23 ans communique peu sur ses objectifs. Il sait que la priorité est de récupérer pleinement avant de se concentrer sur les défis qui l’attendent.




