Après la pause internationale, les Messines ont repris la Ligue des champions de la meilleure des manières. Face à Nykøbing Falster, elles se sont imposées 36-25 au terme d’une rencontre maîtrisée de bout en bout.
Après une courte pause internationale, les Messines retrouvent la Ligue des champions avec la réception des Danoises de Nykøbing Falster. Le club de la célèbre joueuse Kristina Kristiansen occupe la cinquième place du groupe B, tandis que Metz affiche la meilleure attaque des deux groupes.
Metz serein, Novotnà régale
Chloé Valentini, Lylou Borg, Kristina Jörgensen, Lilou Pintat, Petra Vamos, Manon Errard et Sabrina Novotnà composent le sept de départ. Les Messines entrent parfaitement dans leur match, en bâtissant leur attaque autour des pivots. Les attaques danoises sont plus poussives, mais le jeu de près leur offre leurs deux premiers jets de 7 mètre. Metz creuse le premier écart grâce à une nouvelle contre-attaque de Valentini, déjà à 3 buts (6-3, 6′). L’ailière gauche est en feu : elle conclut une somptueuse relance de Jörgensen, consécutive d’une parade de Novotnà. Mené de 5 buts, le coach danois pose son temps-mort (8-3, 8′). Le retour du temps-mort ne change rien : Novotnà s’illustre à plusieurs reprises avant de lancer à son tour Errard en contre-attaque (9-3, 10′). En supériorité numérique, les Messines aurait pu accentuer leur avance, mais la gardienne danoise, Anne Christine Bossen, s’interpose sur les trois tentatives messines. Le coach danois tente alors le jeu à sept pour relancer les siennes, mais Novotnà poursuit son récital (5/11 – 45%). Les gardiennes sont clairement à l’oeuvre dans ce premier acte, ce qui permet surtout à Nykøbing de limiter la casse.

Il faut attendre la vingtième minute du match pour voir les premières rotations d’Emmanuel Mayonnade : Suzanne Wajoka, Lucie Granier, Léna Grandveau et Laura Schneider font leur entrée (12-6, 20′). Les Messines poursuivent dans leur fluidité offensive. La nouvelle supériorité numérique tourne comme la première : Metz manque de lucidité et se rattrape grâce à sa défense. De retour à six contre six, les Françaises retrouvent leur marque de fabrique, le jeu de transition rapide, cette fois conclue par Wajoka. En face, les Danoises ne trouvent aucune solution face à la défense messine : sur une nouvelle récupération de balle, Jörgensen marque dans le but vide (16-9, 26′). Avec une telle avance, le coach messin lance Lyndie Tchapchet et pose un temps-mort afin de préparer la dernière attaque de la période. Le plan est parfaitement exécuté : une dernière réalisation de Schneider permet à Metz de rejoindre les vestiaires avec 7 buts d’avance (18-11, MT).
Metz boucle l’affaire sans trembler
Au retour des vestiaires, Betchaidelle Ngombele fait son entrée sur le couloir gauche, tandis que les Danoises reviennent à six contre six. À l’origine des trois premières offensives, Grandveau orchestre le jeu à merveille, tantôt en servant ses coéquipières, tantôt en concluant elle-même. Face à elle, l’arrière gauche Mia Svele tente de lui rendre la pareille avec trois nouvelles réalisations. Et malgré un petit faux pas de Ngombele et Tchapchet, les Messines gardent la tête (21-14, 35′). Les Danoises réagissent et repassent au jeu à sept. Schneider en fait les frais sur le pivot et écope de la première exclusion messine (24-17, 40′). Elle est suivie, une minute plus tard, par Wajoka. Avec un peu de réussite et de lucidité en défense, les Messines conservent finalement leur matelas de 6 buts (25-19, 43′). Une nouvelle exclusion danoise, pour une faute sur Grandveau, relance les Françaises, qui profitent du but vide. Borg enfonce le clou en marquant de la même façon, sur une interception aux dépens de la demi-centre danoise. Pour couronner le tout, Novotnà s’interpose sur l’aile gauche et offre à Grandveau une contre-attaque aux porte l’écart à 11 buts. Sans solution, Nykøbing pose son temps-mort, alors que son ailière droite Maja Magnussen doit rejoindre les vestiaires, touchée à la cheville (30-19, 47′).
Il reste maintenant dix minutes à jouer et plus aucun suspense à attendre. Emmanuel Mayonnade en profite pour faire revenir Vamos et donner du temps de jeu à la jeune gardienne Maelle Landriau. Les Danoises persistent dans leur jeu à sept, sans trouver de solution franche. De l’autre côté, Vamos fait parler son expérience. La première parade de Landriau ravit le public messin, qui continue de pousser son équipe, désormais à 12 longueurs d’avance (34-22, 56′). Le dernier changement est fait avec l’entrée d’Yvana Antanga. L’arrière gauche s’illustre d’une dernière réalisation sur jet de 7 mètre pour sceller le score (36-25, SF).
Pour le compte de la 5e journée de Ligue des champions, les Messines se déplaceront en Hongrie pour le choc du groupe B face à Györ (samedi 10 octobre, 16h).














