Peu de grandes figures du tennis mondial restent insensibles au jeu d’Alex Eala.
La jeune Philippine séduit tout simplement les fans, les observateurs et tous les passionnés de la discipline par la qualité exceptionnelle de son tennis.
Son avenir suscite une attention croissante, notamment en raison de ses performances remarquables sur le circuit.
Alex Eala poursuit son ascension à l’US Open. Après avoir vu la joueuse de 21 ans atteindre le troisième tour à New York, Greg Rusedski a livré son analyse de son jeu.
Au deuxième tour, la Philippine a dominé Oleksandra Oliynykova (6-1, 6-4), après avoir commencé le tournoi par une victoire contre Mary Stoiana (6-1, 6-2). En deux rencontres, elle n’a concédé que huit jeux et s’est montrée parfaitement à l’aise sur le court Louis Armstrong.
Eala pointe désormais au 18e rang mondial et a déjà marqué l’histoire cette saison. Elle a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon avant de remporter, à Washington, son premier titre WTA. Elle est ainsi devenue la première Philippine à s’imposer dans un tournoi WTA en simple.
Son jeu a évolué au fil de la saison. Son service gagne en vitesse, elle semble plus solide physiquement et prend la balle très tôt, aussi bien en coup droit qu’en revers.
Rusedski séduit par le retour de service d’Eala
Rusedski, ancien 4e joueur mondial et finaliste de l’US Open en 1997, estime qu’un secteur du jeu d’Eala atteint peut-être déjà le plus haut niveau.
Dans son podcast, l’ancien joueur britannique s’est attardé sur la manière dont Eala prend très tôt le retour et lit rapidement le service de ses adversaires.
“She’s technically so sound. She obviously has an incredible vision, reads her opponent’s serves and patterns exceptionally well, standing in on the court,” he said.
“If you look at her techniques, they’re very simple: straight back, straight through, so that allows her to take the ball very early. And that’s something you can see she’s practised from a very young age.
For me, she’s probably the best return-of-serve player in the world at the moment. The way she can take it so early, take your time away, doesn’t matter if she’s facing a big server or someone who is serving slow; she’s willing to step in.”
Les statistiques établies sur l’ensemble de la saison ne placent pas Eala au sommet de toutes les catégories liées au retour, mais Rusedski a bien insisté sur l’expression “at the moment”. La Philippine a par ailleurs nettement progressé durant la deuxième moitié de l’exercice.
Face à Oliynykova, elle a converti cinq de ses sept balles de break et contrôlé la première manche en seulement 23 minutes. Eala a remporté les huit premiers points du match et s’est rapidement détachée 4-0 avant de conclure le set 6-1. Le deuxième acte a été plus disputé, la joueuse ukrainienne ayant varié davantage les rythmes et utilisé des balles plus hautes. Eala est toutefois restée patiente et a bouclé la rencontre en 63 minutes.
“I was pleased with my patience and my consistency of focus,” Eala said after the match. “That was the key to winning the match.”
Rusedski a également évoqué le service de la jeune joueuse, un secteur dans lequel il estime qu’elle a beaucoup progressé.
“I think she’s getting in the throwing position a little bit better. You’ve got to think of the serve as if you’re throwing a ball. You don’t want that shoulder too high; you’ve got to get that tilt, you’ve got to hit up, get that good leg drive, and put those combinations with the right timing and the right sequence and order,” he said.
“She’s doing that a lot better now; she’s getting more pop, more rotation, more spin.”
Eala face à une autre étoile montante
Avant d’arriver à New York, Eala avait déjà connu un été particulièrement riche. Son parcours à Wimbledon l’a davantage exposée aux yeux du grand public, tandis que son titre à Washington a confirmé sa capacité à battre des joueuses de premier plan sur une semaine entière. Avant le début du tournoi, les organisateurs de l’US Open la présentaient comme l’une des principales attractions de l’épreuve.
La gauchère bénéficie également d’un soutien massif à New York. Ses deux premiers matchs se sont disputés devant des tribunes très favorables, garnies de supporters philippins. Après sa victoire contre Oliynykova, Eala a expliqué combien elle était fière de représenter les Philippines.
Le lien qui l’unit au public philippin est visible après chaque rencontre. Après les matchs difficiles, Alex répète généralement à quel point ce soutien compte pour elle.
Lorsque les choses commencent à se compliquer et que le doute s’installe, les supporters philippins lui apportent une dose supplémentaire de confiance et de motivation.
Une nouvelle pépite sur sa route
Au troisième tour, Eala sera opposée à Iva Jovic. Les deux joueuses sont de proches amies en dehors des courts et se sont rencontrées pour la première fois en 2022. Elles figurent désormais toutes les deux dans le top 20 mondial. Jovic a remporté leurs deux précédentes confrontations cette année, à Roland-Garros et au Queen’s Club.
L’Américaine de 18 ans a elle aussi atteint le troisième tour sans perdre un set lors de son précédent match, en dominant Francesca Jones (6-4, 6-4).
Eala sait que le bilan des confrontations directes ne joue pas en sa faveur, mais elle mesure parfaitement la qualité de sa prochaine adversaire.
“She’s an amazing player,” Eala said. “Young, very talented, and very intelligent. Of course, she’s a high-ranked player and very accomplished. I’ve encountered my fair share of challenges against her this year. All I can do is give my best and try to do everything that I can to win.”




